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Francis Lalanne, réglons notre affaire en duel

Francis Lalanne nous a écrit un droit de réponse (irrecevable juridiquement) truffé d'insinuations personnelles, d'inexactitudes et de contradictions intellectuelles flagrantes, ainsi que de jeux de mots grossiers. Au lieu de régler l'affaire par courriers recommandés, réglons-là par l'épée comme deux gentilshommes. Monsieur, voici mon gant jeté à votre face.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Paris, jeudi 18 février 2021

Monsieur,

votre droit de réponse est un exploit littéraire, puisque vous réussissez à y écrire de la prose avec les pieds. Mais surtout, parce que vous vous y contredisez de bout en bout. Vous n’aimez pas les catégorisations mais vous nous catégorisez, vous n’aimez pas les jeux de mots mais vous en faites tout de même, et médiocres encore, vous vous dites attaché à la Constitution mais désirez renverser le pouvoir, mais, pour un adjectif qualificatif qui n’a point l’heur de vous plaire, vous appelez la Justice à la rescousse comme on appelle sa maman.

Il se trouve que je n’ai pas écrit le titre vous traitant de con : mais il se trouve également que je m’en solidarise, et que j’ajoute au passage que vous êtes un pître, un clown, que votre production est globalement mauvaise, et que lorsque vous dites « Je suis un chevalier » dans le Parisien (10 juillet 2020), vous vous moquez de mil cinq cent ans de chevalerie. Guillaume d’Orange, grand chevalier et poète lyrique en langue d’oc, se retourne probablement dans sa tombe. Je souhaite le venger.

Enfin je goûte mal le fait que vous nous traitiez de putchistes, parce que c’est ma famille intellectuelle et spirituelle qui fournit les hommes qui meurent au loin et dans le silence, pour que des Francis Lalanne puissent exister. Les hommes comme nous sont la condition sine-qua-non de l’existence des hommes comme vous.

Votre engagement -louable dans l’absolu- pour les Gilets jaunes est un scandale, dans la mesure où vos bons sentiments et votre idéologie libertaire sont précisément la cause des maux subis par les petits de notre peuple. Les pauvres ne sont riches que de leur identité et leur nation : mais cela même, les gens comme vous leur ont enlevé, en jouant le cirque pathétique d’une lutte contre un nationalisme mort depuis des décennies.

Je vous propose de régler notre différend comme des gentilshommes dignes de ce nom. Puisque vous aimez vous déguiser et mettre des bottes, soyez à la hauteur des héros que vous singez.

Je vous propose un duel.

Le duel s’arrêtera au premier sang. Je vous laisse, comme le veut la coutume, le choix de l’arme, entre le sabre ou la rapière. Nous nous battrons sur la place parisienne de votre choix. Mes témoins sont messieurs Robin Nitot et Ange Appino. Ce courrier vous a été également adressé par lettre avec accusé de réception, et doublé par mail pour convenir des modalités pratiques du duel.

Dans le cas où vous ne répondrez pas favorablement, je me considérerai satisfait, puisque votre pleutrerie aura été publiée.

Dans le cas contraire, je vous considérerai comme un homme restauré dans son honneur et nous pourrons nous serrer la main.

Nous nous verrons sur le pré.

Louis Lecomte

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L’objet du litige :

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