Gaspar Noé, Noé Gaspar ou l’intoxication volontaire et collective

@DR

« Le processus mondial, dans son ensemble, a beaucoup plus de traits communs avec une party de suicidaires à grande échelle qu’avec une organisation d’êtres rationnels visant à la conservation de soi. » Peter Solterdijk, Essai d’intoxication volontaire – « Il y a deux tragédies dans la vie: l’une est de ne pas satisfaire son désir et l’autre de le satisfaire. » Oscar Wilde – « L’amour excessif de la vie est une descente vers l’animalité. » Baudelaire. On ne devrait pas connaître la vie des gens. Gaspar Noé est cool. Il n’a pas été le dernier choisi en EPS. Il devait faire de grandes fêtes chez lui. Il est mondain et prend de la cocaïne à l’église Saint-Merri avec des assistants de Rick Owens. Bien habillé, bien coiffé, il écoute de la bonne musique (d’Erik Satie repris par Gary Numan en passant par Cerrone, sans négliger Patrick Hernandez) et colle de bonnes références sur son écran : clins d’œil appuyés à Fassbinder, à Argento, et à ce livre fétiche, Suicide mode d’emploi. L’ambiance de fin de monde désynchronisée est là. Sans message, sans issue, brute. On mélange grande et petite culture, absolu et dérisoire. On change de rythme, on accumule des sensations et des moments d’exception.
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