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Grégor Puppinck : « La restriction de la liberté de religion en Algérie est le symptôme d’une situation de crise »

Alors que, suite à de nouvelles restrictions contre la liberté de conscience en Algérie, l’intellectuel Saïd Djabelkhir a été condamné pour des propos remettant en question certains fondements de l’islam. L’occasion pour L’Incorrect d’interroger le juriste Gregor Puppinck sur le sujet.

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Pouvez-vous nous expliquer l’affaire Saïd Djabelkhir ?

C’est un journaliste et universitaire algérien qui a publié quelques propos sur la religion musulmane qui découlent de ses propres recherches qui sont connues chez les islamologues. Ce n’est pas un grand nom, mais il est assez reconnu dans le milieu.

Il disait notamment que le pèlerinage à La Mecque était antérieur à Mahomet et qu’il y a des pratiques musulmanes issues du paganisme.

Ce qu’il a écrit était déjà tout à fait su par les islamologues. Il disait notamment que le pèlerinage à La Mecque était antérieur à Mahomet et qu’il y a des pratiques musulmanes issues du paganisme. Il ajoutait que les textes de références ne sont pas à prendre à la lettre.

C’est une politique de distance tout à fait classique avec un regard historico-critique. C’était écrit sur sa page Facebook, sans agressivité.

Il a par la suite été poursuivi par un petit groupe, dont un avocat, qui ont porté plainte contre lui, pour « dénigrement du dogme » et « atteinte à l’unité nationale » car l’Algérie repose en partie sur l’islam. Celui qui attaque l’islam attaque aussi le pays. Il a donc été condamné.

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