Halal : une partition qui ne dit pas son nom

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Le business du halal aurait rapporté plus de 7 milliards d’euros en France en 2017, selon Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil. Ce marché ne concerne plus uniquement le commerce de la viande mais s’est étendu à de nombreux autres domaines juteux : voyages, supermarchés, cosmétiques et même la finance dite islamique. Halal signifie « licite ». À travers les siècles, de nombreux juristes musulmans se sont intéressés à la distinction du licite et de l’illicite, mais c’est dans les années 1980 que sont nés les premiers labels « halal ». Dans son essai Marché du Halal ou l’invention d’une tradition, Florence Bergeaud-Blackler affirme que le marché du halal est né de la rencontre d’une perception rigoriste de l’islam et du néolibéralisme, le premier codifiant un modus operandi de l’abattage des bêtes et le second développant ce marché doté d’un véritable potentiel économique. Halal et libéralisme Du halal autorisé, on est vite passé au halal imposé. En 2017, un sondage IFOP/Institut Montaigne affirme que 70 % des musulmans de France ne consomment que de la viande halal. Dans certains rayons, le consommateur n’a pas le choix et ne trouve que du halal. Parfois, il mange de la viande halal sans le savoir puisque « pour des raisons économiques, certains abatteurs ovins et bovins misent sur la logique de complémentarité entre circuits de distribution musulmans et non-musulmans : ils abattent les animaux selon le rite puis vendent les avants et les abats aux boucheries musulmanes tandis que les morceaux arrières sont destinés aux non-musulmans. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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