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Ham on rye : chic et foireux

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Publié le

8 décembre 2021

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Malgré de magnifiques plans urbains et nocturnes, Ham on rye s’éparpille et se perd dans l’à-peu-près. En dépit de cette confusion, Tyler Taormina signe un beau film sur l’adolescence et ses déviances.
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Premier film remarqué, Ham on rye déjoue le prosaïsme de son titre (« jambon-beurre ») en faisant de l’adolescence le lieu d’une transition magique. Une vingtaine de personnages, seuls ou en groupe, se préparent pour une cérémonie sans autres officiants que les participants eux-mêmes. Le boui-boui du cru devient le temple d’un rite mystérieux et anodin où les élus s’apparient avant de voir la lumière.

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L’aspect choral-éclaté renvoie à certains Richard Linklater, tout comme la nonchalance, mais la construction en diptyque se fait au détriment du récit qui s’éparpille. Une masse d’incongruités ne suffit pas à faire univers, et Tyler Taormina se perd dans l’à-peu-près au risque de sombrer dans du Serge Bozon. Coincé entre l’allumage et le déclenchement d’un feu d’artifices, Ham on rye ressemble à une nouvelle avortée de Shirley Jackson. On retient toutefois une splendide série de plans urbains, nocturnes et silencieux, preuve que la nuit remue quand même.


Ham on rye de Tyler Taormina (1h26), avec Haley Bodell, Audrey Boos, Gabriella Herrara, en salle le 8 décembre

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