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Hé oh, la gauche européenne !

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Publié le

14 mars 2019

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Le coup de grâce. Ce 13 février, Pedro Sanchez ne trouve pas de majorité pour voter son budget, lequel prévoyait de nombreuses augmentations de salaires. Ses alliés de la gauche radicale, Podemos, n’ont pas su convaincre les indépendantistes catalans, acculés par la justice madrilène.

 

Le surlendemain, le premier ministre espagnol annonçait de nouvelles élections pour le 28 avril et expédie dès lors les affaires courantes avec le budget de Mariano Rajoy… Le dernier espoir des socialistes européens s’évanouit, un peu comme si la social-démocratie arrivait partout en bout de course.

 

Lire aussi : L’éditorial de Jacques e Guillebon : Fragments de France

 

En Italie, Angleterre, France, Grèce et Allemagne, les socialistes disparaissent les uns après les autres, comme les communistes, il y a 30 ans. Place Christophe Colomb à Madrid, le 10 février, se trouvait d’ailleurs un certain Manuel Valls. L’ancien maire PS d’Évry côtoyait Albert Rivera du parti de centre-droit Citoyens, Pablo Casado du Parti Populaire mais aussi Santiago Abascal du mouvement national Vox.

Que de chemin parcouru par l’ancien rocardien ! Mais Manuel Valls a du flair. Cette manifestation gigantesque contre la gauche a précipité Sanchez vers la sortie et il pourra se targuer d’en avoir été. Il y a plus de dix ans, le natif de Barcelone était le premier parmi ses pairs à prophétiser la fin du socialisme.

 

 

Il voulait faire un « En Marche » bien avant Emmanuel Macron. Mais Matignon l’a étouffé et il a dû s’exiler… chez lui. La gauche dite de gouvernement a soutenu les technocrates et les juges européens qui l’ont dépossédée de sa souveraineté. Elle a soutenu les régionalistes qui veulent évidemment se séparer.

 

La gauche dite de gouvernement a soutenu les technocrates et les juges européens qui l’ont dépossédée de sa souveraineté. Elle a soutenu les régionalistes qui veulent évidemment se séparer

 

Elle a soutenu les communautaristes qui veulent en faire autant. À force de se vendre à qui mieux mieux, la voilà toute seule, cette deuxième gauche, si tendance dans les années 60 et 70. Elle avait ringardisé les communistes et maintenant les partis gauchistes la débordent de partout. Les républicains historiques, la première gauche, ne s’y retrouvent plus

 

Lire aussi : Clémentine Autain organise une rencontre avec des parents de djihadistes à l’Assemblée nationale

 

Il ne reste plus à Pedro Sanchez, Olivier Faure, Matteo Renzi, Sigmar Gabriel ou Jeremy Corbyn qu’à accompagner leur parti vers la sortie. Triste programme. Il n’est pas sans rappeler la pathétique tentative de Jean-Christophe Cambadélis de sauver les ministres de François Hollande fin 2016 : « Hé oh la gauche ! »

Manuel Valls a pour sa part fait le choix de passer de l’autre côté, au centre-droit. Mais il est déjà bien tard…

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