Hidalgo rattrapée par le réel

Souvenez-vous de 2001. Vingt ans après l’avènement de François Mitterrand, le Parti socialiste décrochait la mairie de Paris. Comme au soir du « 10 mai », quand Jack Lang avait dit que la France était passée « de l’ombre à la lumière », Jean-Paul Huchon assenait alors que les Parisiens aspiraient à la Movida, du nom de la libération culturelle espagnole qui succéda au franquisme. Encore animée par des leaders soixante-huitards, la gauche qui remporta les élections fut une gauche festive, cultureuse, droit-de-l’hommiste et sans réel problème d’argent. Une sorte de gauche caviar convertie au tofu, qui avait incontestablement mieux compris les Parisiens que cette droite trop conformiste, moins inventive et trop divisée.

Trois ans après son élection et quinze après, Anne Hidalgo semble pourtant connaître la fin de ce cycle davantage dédié aux loisirs (Nuit blanche, Paris-Plage, Vélib…), affrontant désormais des critiques sur des enjeux qu’elle a jusqu’ici négligés, à l’instar de son prédécesseur.

Conseiller de Paris (LR)

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