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Hommage pour Lola à Paris : un rassemblement sobre et digne

Jeudi 20 octobre se tenait à Paris la cérémonie en hommage à Lola, la jeune fille récemment violée et assassinée par une Algérienne de vingt-quatre ans, Dahbia B. Un rassemblement sobre, bien loin de toute récupération politique.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Sous une pluie battante, jeudi soir, vers 18h30, se rassemblait un millier de personnes sur la place Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement de Paris, en la mémoire de Lola. Badauds parisiens, militants de droite, et même des victimes d’agressions désireuses de montrer que cette affaire n’est de loin pas isolée – et encore moins un fait divers -, tous ont solennellement assisté à cette « Manif pour Lola », organisée par l’Institut pour la justice.

© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Jérémy, Lorenzo, Grégory, Monique… Des noms et des visages défilent sur l’écran géant installé pour l’occasion, ceux des laissés-pour-compte : frappés de plein fouet par l’insécurité, ils n’intéressent pas le grand public, parce qu’ils ne furent que les dommages collatéraux d’une politique migratoire incontrôlée et d’un laxisme judiciaire grandissant. Proches des défunts et survivants de certaines de ces attaques se sont ainsi exprimés face à une foule compatissante. Après ce témoignage vidéo, moment fort de la soirée, Stanislas Gaudon, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance Police, prend la parole pour exprimer le soutien des forces de l’ordre à toutes ces personnes et particulièrement à Lola et à sa famille. Pierre-Marie Sève, membre de l’Institut pour la justice, clot finalement les hommages, avec un discours qui rappelle les difficultés de l’organisation d’une telle manifestation, insistant cependant sur sa nécessité.

© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

La polémique enfle d’ailleurs à ce propos : une grande partie de la presse et des responsables politiques (essentiellement de gauche) s’indignent de la « récupération politique » de l’affaire, qui ne serait pas désirée par les parents. Selon les dires de Gérard Ogiez, maire de Fouquereuil (Pas-de-Calais)  d’où est originaire la famille de Lola,  les parents de la victime souhaiteraient simplement récupérer le corps de leur enfant, et seraient fermement opposés à tout type de manifestation. Damien Rieu (Reconquête), aurait lui des échos contraires de la part d’un proche des parents. Ceux-ci ne seraient pas opposés, au contraire, aux hommages prévus dans toute la France : sa source explique que « si les gens organisent des marches blanches ou autre c’est tout à leur honneur ils en sont très touchés ». La famille ne s’est pas encore exprimée publiquement.

Quoi qu’il en soit, cette dénonciation d’une quelconque récupération paraît bien hypocrite. N’est-ce pas ceux qui s’offusquent aujourd’hui de l’indignité de l’extrême droite, laquelle utiliserait « une enfant pas encore enterrée » (Bruce Toussaint, BFMTV) à des fins politiques, qui ont eux-mêmes inondé les réseaux sociaux avec le corps du petit Aylan, décédé en traversant la Méditerranée, ou bien la vidéo de la mort de Georges Floyd ? A croire qu’il y a les bonnes et les mauvaises récupérations.

© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Florian Philippot arrivé dans les premiers accorde quelques mots aux journalistes TV, accusant notamment le Rassemblement National d’avoir cédé au diktat de la presse, Eric Zemmour, Marion Maréchal et Nicolas Bay, restent sobrement en retrait, n’accordant aucune interview et repartent aussi discrètement qu’ils étaient arrivés. Les militantes du collectif Némésis, féministes conservatrices, également présentes, rendent hommage à Lola avec une ferveur silencieuse, en brandissant pancartes et fleurs.

Eric Zemmour est resté en retrait et silencieux

A 19H30, la manifestation se termine comme elle a commencé, dans le calme et la dignité.

Alors que les instances organisatrices sifflent la fin du rassemblement et appellent à la dispersion afin de préserver cette ambiance recueillie, un groupe d’une vingtaine d’agitateurs arrivent sur la place, en commençant par entonner une Marseillaise avant de lancer des slogans politiques bien loin de la tonalité et de l’esprit du rassemblement : « On est chez nous », « journalistes collabos », « Remigration » et certains même osent intelligemment hurler quelques slogans racistes « Les Arabes au bled » ou encore « La France blanche ». A peine une heure plus tard, Georges Matharan, directeur de la Rédaction de Livre noir et une partie de son équipe sont pris à partie par une dizaine de militants Antifas alors qu’ils étaient assis à une terrasse d’un café proche de la place Denfert-Rochereau. Une avalanche de coups de poings ( coqués) et de coups de pieds plus tard, le journaliste termine sa soirée à l’Hôpital Saint-Joseph.

Une triste fin de soirée, pour un rassemblement qui fut bien loin des accusations en récupération politique espérées par certain.

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