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Hovhannès Guevorkian : « L’indépendance du Haut-Karabagh s’est déroulée dans la légalité absolue »

Hovhannès Guevorkian est représentant du Haut-Karabagh en France depuis 2003. Il appelle l’Union Européenne à voter de lourdes sanctions économiques contre l’Azerbaïdjan, coupable de l’agression militaire d’octobre en Arménie.

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L’offensive militaire de l’Azerbaïdjan contre votre pays dure désormais depuis trois semaines. Quel bilan en tirez-vous ?

Comme toute guerre, cette agression azerbaïdjanaise est une catastrophe. Tout d’abord pour les populations civiles. Des villes éloignées de la ligne de front comme notre capitale Stepanakert ou comme Chouchi, des villes sans installations militaires comme Martouni ou Hadrout, ont été durement touchées avec à chaque fois des victimes civiles. Face à la disproportion des moyens militaires de l’Azerbaïdjan, nous avons également dû recourir à la conscription en masse de la population et nos soldats paient un lourd tribut dans ce conflit. Mais je note également que la guerre-éclair par laquelle le régime Aliev comptait nous anéantir a fait long feu. Non seulement les forces d’invasion n’ont pas avancé significativement, mais elles ont également subi de lourdes pertes humaines et matérielles.

Pourquoi selon vous cette offensive soudaine et pourquoi maintenant ?

Il me semble que c’est parce que le régime Aliev est aux abois. Longtemps Bakou s’est complu dans un discours sans rapport avec la réalité selon lequel la République d’Artsakh, enclavée et asphyxiée économiquement par un Azerbaïdjan riche de ses immenses ressources énergétiques, allait lui tomber dans la main comme un fruit mûr. Or non seulement cela n’est pas advenu mais voilà que les cours du pétrole et du gaz sont devenus structurellement et durablement bas. Il y a quelques mois, le fonds souverain azerbaïdjanais a dû dilapider le tiers de ses avoirs pour soutenir le cours de la monnaie azerbaïdjanaise avec un succès très mitigé et, en Azerbaïdjan, la population s’enfonce dans la grande pauvreté. Aliev avait besoin de cette guerre pour faire diversion et pour regagner un peu de prestige face aux contestations sociales qui n’allaient pas manquer de naître. [...]

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