C’est marrant comme certaines terres sont faites pour boire le sang. Les lieux sur lesquels se déroulent actuellement les combats en Ukraine sont ceux où sont tombés le plus d’hommes, au mètre carré, durant la Seconde Guerre mondiale (7 millions). Avant cela les ploucs du coin avaient subi l’Holodomor (entre 2,5 et 6 millions de morts) ainsi que différentes merveilles de l’esprit si inventif des communistes pour assassiner leur prochain. Aujourd’hui, dans les mêmes lieux, la guerre contre Poutine aurait déjà fait 45 000 victimes. Pas mal ! C’est même un très bon début !
En France, la guerre en Ukraine aura fracturé certains pans de la société. Aux « extrêmes » notamment, droite et gauche. Pro-Russes contre pro-Ukrainiens. Mais là où les deux camps se rejoignent, c’est sur la fascination pour ces hommes de l’Est. Pour la dévastation et le sens du tragique des Slaves. Chaque intervention de Zelensky s’achève sur un « Gloire à l’Ukraine ! » qui fait gonfler du slip alors que le calme et la virilité poutiniens hypnotisent tout autant le camp d’en face. Ce soudain éblouissement pour le monde slave s’explique par le négatif que ce conflit renvoie à nos sociétés occidentales. Car là où les Ukrainiens et les Russes ne rêvent que de gloire et de conquêtes, nos enfants, nos femmes sont, eux, fascinés par le statut de victime.
Ces peuples sont de vraies victimes de l’Histoire, nos chouineurs gauchistes ne sont que des imposteurs !
Victime. Identité : victime. « J’ai été victime d’un… » C’est mon compatriote Kersauson qui déclarait dernièrement : « Avant, pour exister, il fallait faire quelque chose de fort. Aujourd’hui, il faut trouver la bonne plainte et le troupeau qui, sur internet, va s’agréger à cette plainte ». En vérité, seuls les Ukrainiens, les Donbassiens, les Ruskoviens peuvent se revendiquer « victimes ». Ils vivent sur une terre sacrificielle mais renaissent entre chaque tournée de la Femme Noire. Farouches et cruels comme le sont les Slaves. Prêts à se refoutre sur la gueule. Ils sont finalement proches de l’étymologie supposée du « victima » latin. Vigeo : « plein de forces, plein de vie, vigoureux ». Ces peuples sont de vraies victimes de l’Histoire, nos chouineurs gauchistes ne sont que des imposteurs !
Car si la gauche a abandonné le prolétariat pour se tourner vers les nouvelles classes héroïques, les immigrés, les turbines à chocolat et les femmes, elle a surtout adopté le prisme femelle de l’existence. Pour tout ! Cœur avec les mains et bougie cannelle. Et cette féminisation de la société est devenue suffocante. À gauche, il y a un point de non-retour atteint. C’est un vaisseau filant vers Alpha du Centaure. Tiens, « Dernière Rénovation », ceux qui bloquent les routes pour la laine de verre, à chaque fois qu’ils donnent la parole à l’un de leurs militants, c’est chialerie à bloc. Comme des gonzesses ! Les mecs bredouillant face TikTok qu’ils font des dépressions à cause du climat ! Qu’ils sont dans « l’angoisse ». « L’éco-anxiété ». Et surtout l’affiche en mondovision. C’est le but. Fragilité. Tourment. Larmoyage. Plus aucune « vigueur », plus aucune « force » là-dedans.
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En 81, alors que Bobby Sands est dans le coma après 61 jours de grève de la faim, sa mère est interviewée devant la prison de Maze. Elle déclare calmement qu’elle n’autorisera jamais l’alimentation forcée en intraveineuse car son fils, commandant de l’IRA en prison, en a donné l’ordre impératif. « Il est prêt pour la fin », commentera- t-elle, alors que l’envoyé du Pape la supplie de faire quelque chose. Si les Slaves sont des peuples implorant la guerre, les Irlandais sont leurs équivalents de l’ouest-européen. Peuples extrêmes de l’Europe. Entre les deux, il n’y a que des tarlouzes ! Dont nous.
Et l’ensemble de la société tremble ou s’extasie devant cette insupportable ganache. En fait, ça fait 60 ans que la France n’a pas eu de guerre. De mobilisation. De gamins et de femmes qui pleurent leurs fils, pères et maris partis au front. C’est fou ce que ça faisande vite une société qui oublie le tragique.





