La France n’a pas dit son dernier mot, affirme Éric Zemmour. La France sûrement, l’Histoire que le journaliste aime tant nous l’apprend, ce vieux pays se relève toujours, mais Éric Zemmour, lui, avait-il autre chose à dire que ce qu’il avait déjà écrit, quelque chose de nouveau ? Dès l’introduction, le ton surprend. Plus intime, plus interrogatif, le journaliste ne propose pas comme annoncé la suite du Suicide français mais l’avènement d’un nouveau Zemmour : le statut de star médiatique et tronçonneur en chef des tabous ne suffit plus. « Maintenant il faut agir », lui dit son fils.
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Alors il nous explique comment l’idée a fait son chemin entre encouragements des passants et soutien de ses proches, et surtout toutes ces choses « trop longtemps tues », surtout par ceux qui ambitionnent de sauver la France. Zemmour les dévoile année après année, de 2006 à aujourd’hui. Seul problème, l’envers du décor ne se révèle guère passionnant. On s’amuse de le voir scalper Bayrou, Minc, Bertrand ou Pécresse, on tique sur son analyse à côté de la plaque de la 7e Compagnie ou d’Intouchables et on se dit qu’égratigner Dylan est vraiment un plaisir de boomer grincheux, mais sinon qu’en retenir ? Malheureusement pas grand-chose. Plaisant à lire, méchant parfois, de bon sens souvent, il manque simplement une chose importante, la France, du moins ceux qui la composent, les Français. Zemmour n’en parle jamais.

Rubempré, 356 p., 21,90 €





