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Jade Escoffier : « La franc-maçonnerie milite contre le Rassemblement national »

Candidate affiliée RN aux départementales de 2021 dans le Vaucluse, Jade Escoffier a été exclue à la fin de l'année par son obédience maçonnique. La Grande loge mixte de France juge que l'engagement politique de son ex-membre, ayant choisi le camp de la « haine » et de la « discrimination », est incompatible avec ses valeurs. L’intéressée ne l'entend pas de cette oreille et attaque l'obédience en justice. Entretien.

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© DR

Du fait de vos opinions politiques, vous avez été exclue de votre obédience maçonnique fin 2021. Pouvez-vous nous détailler les faits ?

J’étais vénérable maître d’une loge maçonnique dans le sud de la France. J’ai décidé de me présenter aux élections départementales en binôme avec une personne qui fait partie du Rassemblement national. Moi, j’étais sans étiquette mais affiliée au mouvement de La Droite populaire, puisque je connais Thierry Mariani depuis près de vingt-cinq ans. Quand des membres de La Droite populaire sont venus me chercher, j’ai accepté volontiers et me suis dit que ce pouvait être une expérience intéressante, dans la mesure où je suis déjà élue dans ma commune depuis 2014.

L’ayant appris, la hiérarchie de votre obédience a décidé de vous exclure. Comment cette exclusion s’est-elle déroulée ?

Début mai par écrit, j’ai signalé ma candidature à mon obédience, la Grande loge mixte de France, parce que je sais effectivement que la franc-maçonnerie n’est pas forcément encline à apprécier les gens du Rassemblement national. Ils m’ont convoqué par visioconférence pour me demander des explications, ce que j’ai fait bien volontiers. Assez rapidement, ils m’ont accusée d’incitation à la haine et de discriminations. Si le début de l’entretien était relativement agréable, la fin l’était donc beaucoup moins. Ils ont souhaité m’entendre en juin, ce que j’ai refusé : à deux semaines des élections, j’avais autre chose à faire ! Finalement, ils m’ont convoqué début octobre pour un entretien afin de m’exclure. Personnellement, je n’avais pas du tout l’intention de me retrouver face à eux pour un échange qui aurait été une diatribe accusatoire.

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