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James Lindsay : parlez-vous le Wokish ?

Être raciste, c’est refuser d’admettre qu’on l’est. Telle est la nouvelle définition édictée par la Théorie Critique de la Justice Sociale. Cette idéologie, mère du néoféminisme, de l’antiracisme militant ou de la théorie du genre, nous vient d’Amérique et engendre un vocabulaire inédit. Les « guerriers de la justice sociale » n’en finissent pas de détourner le sens des mots. Ils se disent woke (de l’anglais awake, éveillé), c’est-à-dire conscients des désastres perpétrés par la civilisation occidentale et de ses funestes inventions, comme les inégalités ou la science. L’Américain James Lindsay a entrepris de démêler ce jargon.

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©Mat Reding – Unsplash

Pour ce faire, il a lancé un nouveau site : New Discourses (Nouveaux Discours). Ce site propose d’une part un magazine en ligne qui analyse sans relâche les ressorts de l’extrémisme progressiste, d’autre part une Encyclopédie de la Justice Sociale, soit un dictionnaire en bonne et due forme qui traduit la terminologie woke (le wokish) en langage courant. Les expressions justice climatique, appropriation culturelle, violence épistémique, préjugés inconscients, oppression intériorisée, microagressions, endurance raciale, etc. ne tombent pas du ciel, ils servent un projet politique et idéologique. Explications.

Pourquoi rédiger une Encyclopédie de la Justice Sociale ? Le vocabulaire est-il l’arme la plus redoutable du progressisme ?

La subversion du langage est au cœur du mode opératoire de la Théorie Critique de la Justice Sociale (TCJS). Ils corrompent le langage en donnant aux mots des sens inédits et hermétiques tout en leur conservant leur caractère accusatoire. Ils imposent ces nouvelles définitions du haut de leur magistère universitaire. Tout contradicteur est forcément illégitime et inculte. « Vous ignorez la définition exacte du racisme ; écoutez ceux qui savent », vous rétorque-t-on, en substance. Il devenait nécessaire d’exposer au grand jour les textes universitaires qui inspirent cette TCJS. C’est un projet que je mitonne depuis début 2019. J’ai mis un an à trouver la bonne formule : pour être entendu, il faut montrer, et non pas seulement dire aux gens, la façon dont procèdent ces théoriciens.

Pour chaque mot, vous donnez deux définitions…

Je donne la définition selon la TCJS, extraite textode leur littérature, rapportée fidèlement en indiquant les sources. Puis « le commentaire de New Discourses » explique l’extrait choisi, dans une langue plus accessible. Mon objectif est de fournir les clés de cette idéologie, en offrant une approche de l’intérieur accompagnée d’une analyse neutre. C’est un gros travail d’autant que la matière première ne cesse de croître vu qu’ils inventent sans arrêt de nouveaux mots. Je prévois en tout 500 à 600 entrées, toutes ne sont pas encore complétées, je pense terminer fin 2021. [...]

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