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Jean Hautepierre : un poète de notre temps contre son temps

À l’occasion de la publication de son œuvre poétique et de sa dernière pièce, Michel Marmin nous présente Jean Hautepierre et ses armes poétiques. Un Hugo du XXIe siècle.

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© Jan Matejko exposé dans la pinacothèque vaticane

Depuis Apollinaire, la poésie française tend à se diviser en deux écoles antagonistes, ou plutôt que l’on a voulu telles au bénéfice de la seconde : celle qui maintient le magistère du vers régulier, mais un magistère affable qui accorde à Maurras même, à l’intraitable Maurras, une certaine licence prosodique, et celle qui se moque des règles classiques, qui les jette à la voirie, mais qui, dans les meilleurs des cas, en réinvente pour son usage exclusif, aussi rigoureuses, aussi sévères que celles auxquelles obéissaient Valéry et Aragon, ou, plus près de nous encore, Jacques Audiberti, le libertaire Jean Cuttat ou le réactionnaire Jacques Réda.

À cet égard, cette seconde école pourrait se prévaloir de l’avertissement d’Apollinaire selon qui l’esprit nouveau devait se réclamer « avant tout de l’ordre et du devoir qui sont les grandes qualités classiques par quoi se manifeste le plus hautement l’esprit français, et il leur adjoint la liberté ». Il y aurait bien entendu beaucoup à dire à ce sujet, beaucoup à nuancer, et, pour m’en tenir à notre temps (et pour mieux me faire comprendre), je renvoie le lecteur à ces deux poètes lumineux que sont le très regretté Yves Martin et notre cher Jacques Sommer, dont la poésie relève de la plus pure évidence épiphanique. [...]

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