Skip to content

Jim Kirkwood : Le maître du donjon

Par

Publié le

11 mars 2021

Partage

Considéré comme l’un des inventeurs du dungeon synth, Jim Kirkwood – cet ermite britannique – livre peu d’interviews et n’a laissé filtrer de lui qu’une seule photo, prise dans les années 90. Pour L’Incorrect, il a bien voulu sortir de sa crypte et nous livrer quelques clés.
Kirkwood

Venu de la scène métal, il a vite délaissé les guitares pour les synthétiseurs et a produit jusqu’à aujourd’hui un nombre incalculable d’albums confidentiels témoignant d’une inspiration sans cesse renouvelée. Face à la mode actuelle et à l’admiration que lui vouent certains jeunes musiciens, il reste d’une humilité confondante et préfère parler de « Zeitgeist » (la faute à l’air du temps).

Pouvez-vous revenir sur vos débuts en musique ?

Ma vocation a commencé le jour où j’ai ramené un album de Black Sabbath à la maison et que j’ai vu le choc sur le visage de mes parents. J’ai ensuite commencé à jouer de la guitare et me suis associé avec quelques amis pour former un groupe, mais nous n’avons jamais vraiment été plus loin que nos chambres. J’ai écouté tous les groupes de métal des années 80, Motörhead, Metallica, Venom, Celtic Frost… mais dans les années 90, j’en ai eu assez. Toute cette nouvelle dimension satanique du métal n’était pas pour moi.

Lire aussi : Dungeon synth : une musique dont vous êtes le héros

C’est la découverte de Klaus Schulze qui me convainquit de me lancer en solo. Le fait qu’une personne puisse réaliser autant de choses dans la plus complète solitude m’a ouvert les yeux. Je me suis retiré dans un exil que je me suis imposé, mon « Donjon », après avoir acheté tout le matériel que je pouvais, dont un magnétophone à huit pistes et un synthé Roland D50 sur lequel je compose toujours.

Quel regard portez-vous sur l’underground des années 90 ?

Produire et copier ses propres cassettes peut sembler romantique, mais la réalité était plus compliquée. Notre ère actuelle n’est pas si différente, à cela près qu’aujourd’hui un musicien en difficulté peut trouver des logiciels libres avec lesquels s’exprimer. J’adore les synthés analogiques mais nous avons atteint un stade de développement informatique tel, qu’il est pratiquement impossible de faire la distinction entre ces synthés et un simple plugin. La seule morale c’est que la musique doit se nourrir de technologie et non l’inverse…

Quel a été l’influence de Tolkien sur votre musique, mais aussi sur votre conversion récente au christianisme ?

Tolkien a toujours été en arrière-plan, ce fut une influence énorme en matière d’inspiration musicale. Je pense que C.S. Lewis a eu une influence chrétienne beaucoup plus importante sur moi que Tolkien lui-même, mais Tolkien a été directement responsable de la conversion de Lewis… Tolkien avait une profonde compréhension de la présence de la Vérité dans tous les systèmes mythologiques, en particulier dans les Eddas scandinaves et le Kalevala finlandais. Il appelait ce mystère « Mythopée ». Il a patiemment expliqué à Lewis qu’étant donné que nous venons tous de Dieu, qu’il y a donc une étincelle de Dieu en nous tous, inévitablement, les mythes que nous avons tissés, bien qu’ils contiennent des erreurs, reflètent un fragment éclaté de la vérité éternelle qui est avec Dieu. Ma « vraie » conversion à Jésus-Christ est survenue tardivement, après avoir exploré toutes les croyances religieuses et toutes les conspirations connues de l’homme ! Je n’ai pas été un converti facile.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest