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Joachim Son-Forget : « On ne fait pas une tentative sur 7 milliards d’humains, surtout pour une pathologie qui est peu létale »

Joachim Son-Forget est député dans la circonscription des Français établis en Suisse et au Liechtenstein. Il est également médecin, spécialisé en radiologie et docteur en neurosciences de l’école polytechnique fédérale de Lausanne. Selon lui, le choix d'un vaccin ARN n'est pas sans risque et très précipité.

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Crédit : DR

Pensez-vous qu’une vaccination de masse soit la bonne solution pour sortir des phases de confinements ?

En théorie si le vaccin était sûr, si nous connaissions ses effets secondaires à court, moyen et long terme, nous pourrions en effet opter pour cette solution. La méthode vaccinale est traditionnelle et éprouvée dans certaines maladies. Mais nous savons aussi qu’il y a des maladies virales et des épidémies qui n’ont pas été jugulées par cette stratégie. Au point même que pour certaines pathologies comme la grippe, nous sommes obligés de nous adapter continuellement aux nouvelles souches. Les vaccins essayent rattraper les évolutions tant bien que mal, mais ils restent toujours en décalage. La crise du coronavirus est différente : nous n’avons jamais su ou pu développer des stratégies vaccinales sur les autres types de coronavirus. Était-ce parce que les épidémies étaient trop courtes, ou ce type de virus est-il moins sujet à la vaccination ? On n’en sait rien. En tous cas il y a deux nouveautés.

D’abord c’est un type de coronavirus peu connu. Ensuite, la technologie (ARN messager) utilisée pour une grande partie de la population mondiale est une première. D’habitude, le développement se fait par étapes, avec des schémas d’études cliniques qui prennent du temps ; des années voire des dizaines d’années, où l’on améliore le vaccin au fur à mesure. Malgré tous les précautions, il y a toujours des choses à réajuster. On ne fait pas une première tentative sur 7 milliards d’humains, surtout pour une pathologie qui est relativement peu létale. [...]

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