Skip to content

La France et l’Europe à contretemps face au retour des Empires

États-Unis, Chine, Russie ou Turquie : la géopolitique contemporaine témoigne d’un retour des grands empires au détriment du magistère occidental. S’ils ne s’adaptent pas en défendant leurs intérêts, la France et l’Europe seront balayées.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

La CIA y accorde une large part dans son dernier rapport sur l'État du Monde en 2040 (Equateurs), et Alexandre Del Valle vient de publier La Mondialisation dangereuse (L'Artilleur) avec Jacques Soppelsa sur ce thème : le temps des empires est de retour. Et avec lui la question fondamentale du rôle de la France, de l’Europe, de l’Occident même, dans un nouveau contexte international marqué par la désoccidentalisation et la multi-polarisation.

La crise des sous-marins australiens, mais surtout le nouvel accord AUKUS, tri bientôt quadripartite avec l’arrivée de la Nouvelle-Zélande, dont la France ne fait pas partie, est l’un des derniers signes du regain de compétition entre États-stratèges dans le monde. Plus tôt, l’épidémie de Covid-19 avait déjà mis à nue les dépendances des chaînes d’approvisionnement envers la Chine, dont on sent encore les effets dans le domaine des micro-processeurs, ou plus prosaïquement au moment d’effecteur ses premiers achats de Noël.

L’Europe, avec la France comme moteur, doit re-légitimer sa puissance souveraine et son identité contre une vision mondialiste et un universalisme occidental

L’échiquier mondial est balayé par des forces opposées, avec la mondialisation pour axiome. Les États-Unis continuent d’en promouvoir son versant libéral et économique ; la Chine la sinise et l’utilise à des fins expansionnistes, purgée de ses valeurs universalistes occidentales ; la Russie s’en défend, au titre de la protection de son identité. La tension entre les deux premiers a déplacé l’équilibre géopolitique du monde dans la région indopacifique, c’est la « grande bascule » initiée par Barack Obama, alors que les relations entre l’OTAN et la Russie restent tendues en ex-URSS. […]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest