La gauche et la guerre d’Algérie

© Bruno Klein

Jean Sévillia est écrivain, journaliste et historien. Connu pour son Historiquement correct (2003) et son Historiquement incorrect (2011) où il déconstruit les mythes idéologiques de l’histoire, il revisite aujourd’hui un autre épisode douloureux de notre passé en publiant Les vérités cachées de la guerre d’Algérie (Fayard, oct. 2018). Quand on évoque l’Algérie française, on oublie que l’œuvre colonisatrice a d’abord été voulue par la gauche avec une vision jacobine qui calque le découpage administratif de la France sur le territoire algérien. Qu’en dites-vous? La plupart des entreprises coloniales furent l’œuvre de la IIIe République. À l’inverse, l’Algérie fut une conquête royale, d’abord portée par la Restauration, peu avant sa chute, ensuite par la monarchie de Juillet. Une expédition qui s’explique par des motifs externes (piraterie barbaresque en Méditerranée) mais aussi internes (volonté de faire oublier l’impopularité du régime de Charles X), et qui, à partir de 1837 devient une guerre de conquête, sans faire l’objet d’un projet bien spécifique. La IIe République hérite de ce territoire et le découpe alors en trois départements français: Alger, Oran et Constantine. Elle se place d’emblée dans une fiction car ces trois départements abritent deux types de populations: des Européens et des musulmans Les [...] Suite dans le numéro 14 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Essayiste

bdumoulin@lincorrect.org

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