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La pensée et l’action napoléoniennes célébrées à Sartène

En Corse, fais comme les Corses. Lorsque la canicule s’abat sur la côte, il faut savoir prendre de la hauteur et gagner la montagne. Ça tombe bien car Sartène, l’une des plus petites sous-préfectures de France, avec 3500 habitants l’hiver, abrite chaque année des « Rencontres napoléoniennes » de haute volée. Reportage.

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Rappelons au passage que la grand-mère maternelle de Napoléon était sartenaise et que la famille Bonaparte y avait conservé une maison. Cette année, ces Rencontres initiées par le maire Paul Quilichini, se déroulaient du 1er au 3 août avec pour thème : « Le politique, la puissance, la grandeur. » Nous nous y sommes rendus pour L’Incorrect.

Sur la place Porta, face à l’hôtel de ville génois, c’est au café « Le Bien Assis » que l’on retrouve maître Bertrand d’Ortoli, avocat au barreau de Nice et premier adjoint au maire de Sartène. Pour cette 6e édition, il s’est appuyé une fois de plus sur Olivier Battistini, historien spécialiste de la Grèce Antique, qui enseigne à l’Université de Corse https://lincorrect.org/olivier-battistini-grece-alexandre-covid-athenes-lincorrect/ mais aussi sur Antoine-Baptiste Filippi, encore étudiant en droit mais déjà collaborateur de la revue Conflits et lauréat du prix du Prix Morris Ghezzi de l’Université de Milan pour son ouvrage La Corse, terre de droit (Mimesis Edizioni) qui traite avec brio du libéralisme latin qui vit le jour sur l’île au XVIIIe siècle.

Pour s’exprimer dans le cadre du théâtre de verdure de la ville, ils avaient convié des spécialistes reconnus de l’empereur, comme le professeur de la Sorbonne Jacques-Olivier Boudon, héritier universitaire de Jean Tulard ou David Chanteranne, conservateur du musée Napoléon de Brienne-le-Château. Le géopolitologue François Costantini est revenu sur le rêve oriental de Napoléon, celui forgé lors de l’expédition d’Égypte, tandis qu’Anna Moretti entretenait l’auditoire du rendez-vous manqué entre l’Empereur des Français et la Russie. Pour clore les trois soirées de conférences, qui ont rassemblé à chaque fois une centaine d’auditeurs, l’historien Jean-Baptiste Noé, directeur de la revue Conflits est revenu sur les relations politiques et intellectuelles entre Alexis de Tocqueville et Napoléon III. Avec ce nouveau succès, les « Rencontres napoléoniennes » de Sartène s’affirment comme le principal rendez-vous estival de réflexion historique et politique de l’Île de Beauté. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2021, année du bicentenaire de la mort de l’Empereur en exil à Sainte-Hélène.

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