La trahison itinérante

@Thorsten Hansen - Flickr

Politologue et professeur à l’université de Caen, Christophe Boutin revient sur la semaine mémorielle d’Emmanuel Macron qui a précédé les commémorations du 11-Novembre. Il y voit une manipulation de l’histoire qui vise à délégitimer les régimes du groupe de Visegrad qui ne partagent pas ses ambitions européistes. La semaine « d’itinérance mémorielle » d’Emmanuel Macron, qui le mena du 4 au 11 novembre de Strasbourg à Paris, en passant par 14 haltes symboliques, avait d’autres buts plus que mémoriels. Il fallait renouer les liens avec les Français alors que le Chef de l’État était au plus bas dans les sondages; et renouer encore le dialogue avec les collectivités locales, en affirmant une solidarité avec des régions économiquement sinistrées. Autant d’éléments qu’il faut ici écarter, mais qui ont parasité la séquence, avec notamment ces interpellations directes largement relayées et auxquelles, reconnaissons-le, le Président a su répondre sans jamais se départir de son flegme. Sur le seul plan mémoriel ensuite, le maître des horloges voulait faire de cette errance programmée un véritable cours à l’usage de la France et du monde - Joseph de Maistre avait relevé déjà ce caractère volontiers prosélyte des Français. L’idée était somme toute assez simple. Présenter tout au long de la semaine une approche exclusivement doloriste du conflit, avec ses cortèges de morts et de souffrances, ses soldats et civils remplissant les cimetières, ses villages disparus et ses villes meurtries, tous victimes de la barbarie nationaliste. À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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cboutin@lincorrect.org

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