Le chêne raconte l’histoire de son titre : celle d’un chêne, filmé pendant un an dans sa forêt. On y suit l’existence des écureuils, des insectes, des rapaces et autres geais, dans le cycle de la nature qui s’organise sous ses branches. Voilà qui ne présente aucun intérêt. Les mauvais romantiques parleront d’un magnifique instant de poésie, d’une communion profonde avec la nature. Or, fort heureusement, depuis Flaubert plus personne ne les écoute.
Lire aussi : Vidéo : Comment Hollywood a copié Paris
Si vous tenez à votre expérience rousseauiste d’émerveillement, enfilez des baskets, baladez-vous dans la forêt la plus proche de votre domicile, mais n’allez pas voir cette fadaise au cinéma. Par un anthropomorphisme grossier, le long-métrage tente de construire des micro-intrigues via la prédation ou le cycle de la reproduction. Sauf qu’un animal n’est pas un personnage et que c’est avec des personnages que l’on fait des films. Autrement, on fait des reportages animaliers. Par ailleurs, en plus d’être absurdes, ces saynètes sont affreusement répétitives. Eh oui, rien ne surpasse la nature en monotonie. À part les réalisateurs de ce navet.
Le chêne (1h20), de Michel Seydoux et Laurent Chardonnier, en salles le 23 février





