Nos gouvernants poursuivent leurs discours d’autosatisfaction concernant leur gestion de l’épidémie. Comparons quelques pays pour mesurer leur réussite. Au 13 janvier, la France pouvait s’enorgueillir de 68 060 décès. Cela revenait à 101 morts pour 100 000 habitants. Vu du gouvernement, ce succès a nécessité de mettre le pays à l’arrêt et de détruire l’économie. Bravo. À la même date, l’Allemagne avait déploré 41 799 décès, soit un taux de 50 morts pour 100 000 habitants. Moitié moins que la France. Bien fait. Ils n’avaient qu’à confiner plus tôt. Quid de la Suède qui ne confine pas ? Le 13 janvier toujours, avec ses 9 433 décès, elle affichait 94 morts pour 100 000 habitants, un taux inférieur de 8 % à celui des Français. Mais ça ne compte pas. Si, ça ne compte pas. Parce que. Et puis ils font beaucoup moins bien que leurs voisins Danois et Finlandais, alors qu’ils ne fassent pas les malins.
Un appauvrissement des Français
Au 1er janvier, le gouvernement a encore appauvri les ménages les plus modestes. Il a claironné une revalorisation du SMIC de 0,99 %. Grâce à dix centimes brut de plus par heure, il atteint désormais 1 554,58 euros par mois. C’est peu mais la Banque de France dit que l’inflation sera de 0,5 % en 2020 et de 0,6 % en 2021. La Banque de France, c’est celle qui disait à sa création en 2002 que l’euro allait améliorer et protéger l’économie française. On attend les calculs de l’INSEE.
L’État ne va pas aider les usines françaises, qu’il taxe, à moins qu’elles ne plantent des arbres en Amazonie et autres fadaises
Heureusement que Philippe Herlin est là. Cet économiste indépendant a pulvérisé dans son livre Pouvoir d’achat : le grand mensonge, paru en 2018 chez Eyrolles, les méthodes de calcul de l’institut. Ils ne prennent pas en compte l’immobilier et ont inventé un « effet qualité » pour justifier que le prix des téléphones portables n’augmente pas. Apple en rit encore. Pendant ce temps le Secours Catholique, le Centre d’Observation de la Société, le Secours Populaire, l’INSEE, les Restos du Cœur et tous les autres s’époumonent que le nombre des pauvres va dépasser 10 millions en 2020, en augmentation de plus de 10 %. Vous avez aimé les Gilets jaunes ? Tant mieux pour vous car ils vont revenir.
11 000 personnes de plus pour propager l’idéologie de gauche
En décembre, les cent milliards d’euros du plan de relance ont commencé à être injectés chez les gens qui savent comment demander des subventions. Seule la gauche gagnera à tous les coups, grâce aux critères ESG du plan. Il s’agit des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. Si vous êtes industriel, et que vous demandez des sous pour créer ou préserver de l’emploi en France, il faudra démontrer que ce que vous faites contribue aux « objectifs de la transition écologique, en particulier de réduction de gaz à effet de serre ». L’État ne va pas aider les usines françaises, qu’il taxe, à moins qu’elles ne plantent des arbres en Amazonie et autres fadaises.
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Cette politique a déjà permis l’émergence d’un marché de consultants, qui aident les patrons à tartiner des pages sur leurs actions en faveur du renouvelable. Du côté du social, en avant l’inclusion. Si vous ne mettez pas en pratique le racisme légal, vous n’aurez pas de sous. Question gouvernance, la moitié de la note concerne l’égalité entre les hommes et les femmes aux postes de direction. Dans ce genre de cas, il faut regarder l’organigramme de celui qui va juger. Il s’agit du Secrétariat Général pour l’Investissement (SGPI). Il compte seize directeurs dont trois femmes. Ah tiens. Tous sont blancs. L’inclusion et l’égalité des sexes, c’est pour le peuple, celui sur qui s’exerce le pouvoir selon la définition de Michel Onfray.
Les 100 milliards du plan financent des investissements, des charges, des salaires, un peu tout. Une partie concernera les frais généraux des projets. En général ils ne doivent pas dépasser 7 % du total. Sur 100 milliards, c’est coquet. C’est là-dedans que vous mettrez les lignes qui vous permettront de respecter les critères ESG, car il vous faudra bien dépenser un peu dans ce domaine. C’est qu’il en faut des gens pour remplir des rapports absurdes. Mettons que l’ESG représente 10 % des frais généraux, nous parlons de 700 millions d’euros sur trois à quatre ans. Au tarif de sortie de Sciences Po Paris (60 000 euros de salaire chargé), cela représente tout simplement 11 000 personnes à temps plein, payées par l’État pour propager l’idéologie du progressisme. Pas bête.





