Quand vous allez à 9 h à la sortie des écoles maternelles, vous pouvez voir les tronches de toutes les bonnes femmes vachement ravies de laisser leurs mouflets hurlant « maman, maman ». Bonne bolée de culpabilisation dès le matin ! Culpabilisation car après avoir « abandonné Maathéôh », elles vont aller bien se faire chier dans un boulot qu’elles détestent pour ensuite rentrer à 23 h épuisées après les heures sup’, la réunion syndicale, le passage à la « salle », le bureau de l’association des parents d’élèves et le Super U. Le gosse est couché. Le papa moderne s’en est chargé. Et pourtant il va en prendre plein son groin encore ce soir. Il pensait bien faire pourtant. Eh oui mais le pauvre type va se ramasser toute la charge émotionnelle de madame dans la tronche. Frustration d’une mère qui a l’impression de passer à côté des meilleures années de son gamin. Pourtant on a appelé ça « libération de la femme ». L’atroce vérité est que la femme au boulot n’est que le résultat d’un mignon petit combo : capitalisme plus gaucho-féminisme.
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Explication: « La femme travailleuse et émancipée », c’est du 31 décembre 1954 que ça date. Ce jour-là, Pierre Mendès-France signe un décret qui déconnecte l’allocation de salaire unique de la base de calcul des allocs. Pour parler en français courant : le « salaire maternel » des mères au foyer cessera d’être revalorisé à chaque hausse de l’inflation. Dans une France qui a besoin de main- d’œuvre pour reconstruire, Mendès veut mettre les fainéasses au boulot ! Les gamins se sont retrouvés à la garderie et les mecs à bouffer du Findus au dîner ! L’après-68 en rajoutera une deuxième couche en décrétant que les dernières femmes-mères au foyer un peu catho constituaient le suprême pourri de l’aliénation patriarcale. Du coup, les mecs se retrouveront à mettre eux-mêmes la brandade de morue au micro-ondes et le gamin ne verra pas maman après la garderie mais la nounou ! Économiquement et moralement parfait !
Le patronat s’est ainsi trouvé une nouvelle armée de réserve qu’il peut payer en copecks et faire bosser à n’importe quelle heure. Les femmes ! À la caisse. À la chaîne. Dans le nettoyage. C’est pratique les femmes esclaves. Et c’est pas cher ! Et en plus, c’est féministe car elles sont ainsi « émancipées » du mari même si c’est pour mieux être tenues en laisse par le patron !
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Pourtant, plus de cinquante ans après, beaucoup de femmes voudraient avoir le choix. Rester à la maison et élever des enfants ou aller bosser. Juste le choix. Mais la société actuelle ne donne aucune alternative. De toute façon, la France n’en a rien à foutre que les Françaises fassent des mômes puisqu’elle a délégué sa démographie à toutes les poules pondeuses du monde, surtout les plus exotiques. Pourtant, je parie la belle barbichette de Watrigant contre une brosse à chiotte que si demain, une solide politique nataliste à la polonaise était réellement mise en place en France, la plupart des femmes en âge de procréer cavaleraient au plumard pour se faire faire toute une famille catho-tradi d’un coup. Et là, il n’y aurait plus de changement climatique comme prétexte ! Et ça jouerait les bonnes petites femmes d’intérieur jusque chez « Osez le Féminisme » !





