Skip to content

Le démon dans la démocratie

Par

Publié le

28 octobre 2018

Partage

demon

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1540733705361{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

Député européen et philosophe, le polonais Ryszard Legutko fait partie d’une génération qui a subi les méfaits du communisme puis le mépris de l’Union européenne. Son livre Demon in Democracy, publié en 2016 aux États-Unis, fait un parallèle audacieux entre les deux systèmes.

 

Communisme et démocratie ont une même appétence pour la modernité. Au nom du progrès, ils veulent changer la société et la nature humaine. Tout doit être transformé grâce à la technologie, les cours des fleuves comme les relations sexuelles, la famille comme l’école. Il n’y a plus de domaine privé, tout devient politique. En ce sens, leurs projets sont totalitaires. Totalitaires et nécessaires, car le marxisme et la démocratie libérale ont une même conception de l’histoire. Pour un progressiste comme pour un communiste, l’histoire est un développement linéaire vers un progrès continu. Nulle place pour le doute, l’histoire est de leur côté. Il faut donc libéraliser la famille traditionnelle au moyen de la famille recomposée, arracher le citoyen idéal des communautés traditionnelles (la religion, la paysannerie). C’est au nom du progrès que les communistes et les libéraux se passent de l’avis du peuple.

Les deux doctrines n’en demeurent pas moins populaires car elles ont l’utopie pour moteur.

 

Lire aussi : Prague, le printemps des conservateurs

 

Le libéralisme, au départ limité au marché, se transforme en utopie de masse lorsqu’il devient le projet politique de l’individualisme. Le bien commun n’est plus l’objectif : il s’agit maintenant de favoriser l’extension des droits individuels. D’où une hyperactivité de l’État qui doit contenter les différents lobbys (féministes, gays, écologistes, noirs etc…). Les sujets d’ordre privé comme le sexe deviennent les sujets mêmes de la politique (loi sur le mariage pour tous).

La société libérale est plus proche de la société communiste que de la société traditionnelle. Au sein de ces sociétés technologiques, il faut une pensée qui simplifie tout. C’est le rôle de l’idéologie. La dichotomie s’impose alors dans les débats. Il n’y a plus d’opposants mais des ennemis que l’on doit écraser.

Au nom de l’égalité, marxisme et libéralisme liquident les coutumes, les traditions et les hiérarchies sociales. Le rôle de l’idéologie est alors de créer du sens dans une société sans classes, sans identités. La passion égalitaire impose une uniformité du langage et de la pensée. Dans les universités comme dans la publicité tout doit être « idéologiquement correct ».

 

Lire aussi : Elections en Pologne, le tour d’après

 

Lire Demon in Democracy permet de mieux comprendre l’opposition vigoureuse des peuples de l’Est aux injonctions de l’Union Européenne. Ce que remet en cause l’auteur va au-delà de l’immigration de masse ou des lois sociétales. Au nom de l’humanisme, Ryszard Legutko dénonce la modernité. Quarante ans après avoir décrété la fin des idéologies, l’obsession progressiste annonce le grand retour de celles-ci. À L’Est, la résistance s’organise.

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest