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Le trumpisme survivra-t-il ?

Les grands électeurs américains ont confirmé leur choix du candidat Joe Biden comme prochain président des États-Unis. Toutefois, ce qui est sûr, c'est que Trump, qui songe déjà à lever des fonds pour la prochaine élection et qui envisage même de créer une télévision, continuera de compter au sein du Parti républicain et du débat politique, et que la société américaine ressort plus divisée que jamais de cette campagne et des confrontations qui ont opposé d'une part Démocrates, Black Lives Matter et Antifas, et, de l'autre, « Patriots » pro-Trump et forces de l'ordre. Pour analyser cette extrême division de la société américaine, nous nous sommes entretenus avec l'écrivain Guy Millière, ex-maître de conférences à Paris VIII qui vit aux États-Unis et qui vient de publier Après Trump ? (Balland, 2020).

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© DR

Comment envisagez-vous le mandat de Joe Biden et donc l’après Trump, sachant qu'il y a peu de chances que les procès intentés par l’équipe Trump débouchent sur une invalidation ?

Si Joe Biden accède à la présidence, il sera le Président le plus illégitime de toute l’histoire des États-Unis. Et si les Républicains conservent une faible majorité au Sénat, ce qui sera le cas s’ils gagnent les deux élections sénatoriales de Georgie qui doivent faire l’objet d’un second tour au mois de janvier, il n’aura pas tous les pouvoirs, et les Républicains pourront atténuer partiellement ses capacités de nuisance.Il fera néanmoins beaucoup de dégâts : augmenter les impôts et remettre en place de multiples réglementations pesant sur les petites et moyennes entreprises, restreindre la production d’énergie et accroître les prix de celle-ci, ce dans un contexte où l’économie redémarre à peine après la récession née de la pandémie, ne peut qu’être désastreux.

Et des décisions de politique étrangère délétères pourraient être prises, telles la levée des sanctions imposées à l’Iran des mollahs par l’administration Trump, et une déstabilisation du Proche-Orient tout entier suivrait vraisemblablement. L’abandon de la politique de fermeté vis-à-vis de la Chine mise en place elle aussi par l’administration Trump, abandon clairement envisagé par une hypothétique administration Biden, aurait des conséquences profondes, à l’échelle planétaire, cette fois. Le retour à une politique laxiste vis-à-vis du terrorisme islamique serait – puisqu’on trouve dans l’entourage de Biden des gens qui ont trouvé des excuses aux auteurs d’attentats suicides, tels Reema Dodin, choisie comme cheffe de cabinet adjoint – tout à fait possible. [...]

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