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L’école, une histoire de fesses

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Publié le

15 octobre 2018

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Encore une fois l’école de la République, Marlène Schiappa en tête, se mêle de ce qui ne la regarde pas. Elle prétend éduquer nos lardons aux choses du sexe, au mépris du droit des parents, premiers éducateurs de l’enfant, comme chacun sait. La Gueuse est-elle décidément une obsédée ?

 

Cours d’éducation sexuelle », l’appellation est déjà curieuse. Existe-t-il des lois universelles qui régissent la sexualité ? Si oui, peuvent-elles être enseignées aux enfants dans le cadre d’un programme scolaire ? Contrairement à l’avis de nombreux professionnels de l’enfance, le ministère de l’Éducation a tranché par l’affirmative voilà plus d’une décennie. Depuis 2001, des cours d’éducation sexuelle sont obligatoires du CP à la terminale, à raison de trois séances annuelles par groupes d’âge homogènes. Or, selon une enquête menée en 2015, pas moins d’un quart des écoles font l’impasse sur le sujet, au grand dam de Marlène Schiappa qui a jugé bon d’envoyer une circulaire en forme de rappel à l’ordre aux recteurs réfractaires comme des Gaulois. Sans surprise, la remise du sujet sur la table a provoqué un tollé.

 

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Car si cette mesure ne prévoit pas de forcer les bouts de chou à visionner du porno ou de leur enseigner l’art de la fellation, il est néanmoins question de « lutter contre les stéréotypes sexistes », auprès de morveux qui savent à peine lacer leurs chaussures. Sous couvert de « favoriser l’estime de soi », « du respect de soi et d’autrui » et de « l’acceptation des différences », ces cours ont pour ambition de lutter contre le sexisme, l’homophobie, la transphobie… et si possible de façonner dès l’enfance le monde rêvé des partisans de l’idéologie du genre. « On y parlerait (…) de la manière dont effectivement ce n’est pas faire la fête que d’aller mettre une main aux fesses à une femme ou l’embrasser de force.

Le corps des femmes n’est pas un bien public, il leur appartient à elles seules », justifie dans son sabir la Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. « Il y a plutôt beaucoup de questions sur les stéréotypes sexistes, ce que les filles ont le droit de faire, ce que les garçons ont le droit de faire, ce qu’ils ont le droit de porter comme vêtement », témoigne Diane Saint-Réquier, intervenante en établissements, auprès de nos confrères de LCI. fr. « L’idée c’est bien de travailler sur l’image de soi, le rapport à l’autre, sur les rapports de genre. C’est déjà très présent, même en primaire: qui joue à quoi? À qui est l’espace dans la cour de récréation ? » ajoute-t-elle. Cette ex-animatrice de l’association Solidarité Sida, qui se définit comme « Féministe sex positive et queer moustache/Fessologue amateure » sur son profil Twitter, semble plus soucieuse de promouvoir ses idées que d’enseigner, ajoutant ainsi de l’eau au moulin des parents qui perçoivent ces cours comme de la propagande.

 

Endoctrinement

Outre la question de l’idéologie diffuse de ces enseignements, qui s’était déjà posée en 2014 avec « L’ABCD de l’égalité », le choix de l’école comme substitut parental pour ces questions ô combien délicates et qui seraient, si l’on en croit les psychanalystes, à la base de toutes nos névroses, est problématique. En vertu de quoi celle-ci peut-elle s’octroyer ce droit sans le consentement des représentant légaux? L’argument fréquemment utilisé par les partisans de cette mesure est celui du porno. L’industrie du X serait en souterrain le premier influenceur en la matière et ces femmes qui simulent, ces hommes montés comme des taureaux, cette forme de violence associée au plaisir risqueraient de devenir la norme si aucun discours « officiel » n’y contrevient. Mais de nouveau, les parents sont exclus de l’équation. Si la mesure peut trouver son sens au lycée, à l’éveil des passions de l’adolescence, elle parait obsolète voire dangereuse en primaire, où la sexualité n’est pas encore pensée comme telle.

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