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L’éditorial de Jacques de Guillebon : Ni Allah, ni César : Dieu

L'éditorial du numéro 36, par Jacques de Guillebon. Sabre au clair !

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© Servez-vous

D’un côté, un faux Dieu qui se prend pour César. De l’autre, César qui se prend pour Dieu. On l’aura compris : Allah ou la République. Nous voilà prisonniers et bien punis.

En apparence. En apparence seulement, car peut-être « le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut » (saint Paul). Nous serions sommés de prendre notre parti de fiers républicains et laïcards vertueux, du côté de la liberté, dont qui elle est et pour quoi faire, personne ne nous a encore avertis – du moins du côté des « humanistes ». Le mot lui-même semble leur suffire. Mais il ne leur passe pas à l’esprit qu’ils soient en train de nous infliger une injonction contradictoire, celle qui consiste à nous voler nos enfants pour leur apprendre, de force s’il faut, à l’école-de-la-république, les rudiments de la liberté d’expression. Ainsi cette triste farce démocratique échoue dans Charlie. Tu mourras pour une caricature du faux prophète ou rien. C’est là leur Stimmung.

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Mais ces imbéciles ne voient pas qu’ils survolent un nid de coucou, c’est-à-dire du vide. Leur liberté de conscience, où est-elle quand ils n’ont plus de conscience, prêts comme ils le sont à détruire leurs fœtus et à abattre leurs vieux ? Leur liberté de pensée, où est-elle quand aucun livre ne leur tient dans les mains plus de cinq minutes, soit qu’ils n’y comprennent rien, soit qu’ils soient en entier désaccord avec les idées de ces anciens qui, lors même qu’ils n’étaient pas nés, déjà les condamnaient ? Leur liberté d’expression, en quoi consiste-t-elle, sinon dans la dénonciation du voisin dont les propos les ont heurtés ? Leur liberté de religion, n’en parlons pas, puisqu’ils n’en connaissent ni n’en possèdent aucune.

Aussi cette République s’apprête à rapter vos enfants pour ne leur rien enseigner et les livrer, évidés, aux appétits du monde.

Mais nous ne sommes pas des imbéciles (en tout cas pas tout le temps), ni des traîtres (ça, jamais) ni des lâches ou des aveugles, et nous voyons bien où est le premier ennemi, celui qui a juré de nous rayer de la carte de l’histoire, qui est déjà là et déjà passé – pardon, monsieur le président – et qui s’appelle l’islam. Nous ne sommes certes pas assez sots pour nous attaquer d’abord à la « république humaniste », celle qui n’a tellement rien à dire qu’elle ne ferait pas de mal à une mouche. Néanmoins, nous savons que c’est à son lent travail de sape contre la vérité et la liberté réelle que nous devons notre situation de serfs, et que, malgré ce qu’a dit M. Macron dans une belle phrase qui le dépassait, savoir que la France était un pays où les lumières ne s’éteignaient jamais, elle les a bien éteintes dans le ciel, croyant qu’on ne les rallumerait pas.

Or, le temps du temporel seul est bien fini et les crétins des temples à équerres et compas constatent violemment, qu’ils ne sont plus seuls dans cet univers et que leur entreprise qui ne pouvait réussir a échoué

Or, le temps du temporel seul – qui fut celui du XXe siècle, jusqu’à ce que des guerriers comme Jean-Paul II par exemple viennent jeter à bas cet édifice inhumain parce que trop humain – ce temps-là est bien fini et les crétins des temples à équerres et compas constatent violemment, trop violemment, qu’ils ne sont plus seuls dans cet univers et que leur entreprise qui ne pouvait réussir a échoué. Ils n’étaient pas prêts. Ils pensaient finir leurs jours peinards aux alentours d’un panthéon dont les cadavres les accusent, sépulcres blanchis. Ils sont bien les enfants de ces monstres révolutionnaires qui condamnèrent les prêtres à l’exil. Les voilà bien seuls avec leur femme sans tête.

Mais nous, nous savons où est la solution, nous la connaissons bien cette identité de la France qu’ils cherchent, invoquent et ne trouvent pas. Et elle ne gît pas dans des défilés militaires, quoiqu’ils soient beaux, ni dans des cérémonies nécromanciennes où l’on déterre de grands morts pour les renterrer ailleurs sous les voûtes d’une ancienne église qu’on a rebaptisée mastaba de la République. Nous savons qu’elle se tient dans ces âmes, dans ces consciences inviolées, qui ont su depuis 2000 ans ne plus adorer César pour rendre le vrai culte, sans détruire la cité. Au moment même où l’on nous accuse d’identitarisme, de repli sur soi, nous sommes les seuls qui sachent que le chemin, s’il passe par les inquiétudes du temps, n’a de sens que par son but qui est plus haut, et que sans chrétienté il n’y a pas de France ; et que sans France il n’y a pas d’exercice de la chrétienté.

Aussi nous sommes des dépositaires, des lieu-tenants. Avant l’aurore.

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