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Les critiques musicales de novembre

Chaque mois, L’Incorrect sélectionne pour vous le meilleur et le pire de l’actualité culturelle. Perles rares ou navets survendus, authentiques exploits ou pathétiques arnaques, ici se poursuit l’ambition de distinguer. À rebours de la tyrannie du médiocre, du politiquement convenable et du consensus, nos critiques vous redonnent le sens des hiérarchies. Place aux critiques musicales de novembre.

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© Louis Lecomte pour L'Incorrect

L’expérience et la grâce

Lonely Guest, Lonely Guest (Tricky), Pias, 16,99€

Tricky, le Mozart du trip hop britannique, avait sorti l’an dernier un disque exquis : Fall to pieces, que le confinement planétaire ne lui permit pas de défendre sur scène. En compensation, il prit la direction d’un projet collectif où se prolonger, fantomatique, derrière des invités solitaires tel que Joe Talbot des Idles, le regretté Lee Scrach Perry ou la mythique Marta qui avait déjà sublimé son dernier album. De celui-ci, on retrouve l’esthétique d’épure et d’élégance extrêmes, avec des morceaux qui ne dépassent jamais trois minutes, hormis le dernier. Sombre, suave et expérimental, le disque est varié et d’une qualité variable. Mais les sommets sont systématiquement atteints avec ses collaborations féminines, notamment le magique « Under » avec la Danoise Oh Land. Tricky excelle à distiller ces mélopées envoûtantes dans une orchestration minimale comme un essor fragile parmi de scintillants lambeaux. De l’audace, de la maîtrise, des tentatives plus ou moins heureuses, et puis d’imparables moments de grâce. Romaric Sangars


La contrebasse dans tous ses états

Le souffle des cordes, Renaud Garcia-Fons, E-motive Records, 15 €

Un énième album atypique pour Renaud Garcia-Fons, l’un des plus grands contrebassistes du monde. Henri Texier, autre pointure de cet instrument, déclare lui-même, au sujet du Souffle des cordes : « L’écriture de cet album est bouleversante, la musique éblouissante. Phrasé impeccable, interprétation sans hystérie et parfaitement placée ». Vingt ans que Renaud Garcia-Fons envisage la contrebasse comme un instrument soliste capable de s’exprimer dans un langage varié, élargi par ses propres recherches – tantôt, ici, comme un oud ou une guitare flamenco – et susceptible, par conséquent, d’échapper au seul rôle rythmique où on la cantonne la plupart du temps. Le disque reflète aussi un désir d’aller plus avant dans la composition et l’improvisation à partir de la rencontre entre instruments à cordes classiques et d’autres, issus de différentes traditions de par le monde. Si vous appréciez ce nouvel opus, ce peut être l’occasion de redécouvrir également les plus beaux joyaux d’une brillante discographie comme Silk Moon, ou La Vie devant soi [...]. Alexandra Do Nascimento


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