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Les deux universités : entre nobles intentions et vices analytiques

L’ouvrage du sociologue canadien dépeint les problèmes menaçant de mort les sciences humaines aujourd’hui. Opposant deux universités, l’une de plus en plus minoritaire mais restant scientifique au sens propre du terme, l’autre divergeant vers des postures postmodernes, adoptant les théories woke ne servant plus les intérêts du savoir. Son travail s’oriente évidemment vers cette deuxième Université qu’il critique. Décryptage.

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Nous serons d’accord sur un point : l’université est en mauvaise posture, du moins ce qui est censé être le temple du savoir. Cet ouvrage montre à juste titre en quoi nos universités s’engluent dans des théories loufoques reléguant des théories passées dans des archives inutilisables. Le relativisme extrême des nouveaux scientifiques met en danger le concept même de savoir tandis que le néo-féminisme et le wokisme dictent les nouvelles normes du savoir. Le néo-féminisme se bat contre un ennemi inconnu au lieu de réussir son objectif humaniste initial, le wokisme gangrène toutes les recherches et aussi bien dans la vie étudiante que dans les recherches, ce courant emporte tout tel un tsunami sans être en phase avec la réalité. Plus problématique encore, toutes ces théories proviennent des États-Unis. En effet,  nos universités, bien que critiquant le modèle américain, reprennent les dires de leurs homologues d’outre-atlantique. L’auteur évoque également mai 68 comme terreau des dysfonctionnements actuels à juste titre. Cette période a permis le travail déconstructeur actuel et des intellectuels comme Pierre Bourdieu, Michel Foucault et consort ont grenouillé dans cette période. Encore aujourd’hui, ces derniers sont pris en exemple. Eux ne sont jamais remis en question, un hasard sûrement. [...]
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