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Les vieux soldats sont-ils de droite ?

Une exposition va bientôt avoir lieu aux Invalides, « Mémoires de guerres ». Elle représente des pensionnaires des Invalides. Il y a là les blessés de toutes les guerres, depuis ceux qui luttèrent contre les Allemands en 39-45 jusqu’à ceux qui, aujourd’hui, reviennent traumatisés d’Afrique ou d’Afghanistan. Il y a aussi Djamel, blessé dans les attentats de Paris, et Lucette, enfant prise sous les bombes et amputée en 1940. Car les militaires ne sont pas jaloux de leur terrible science orthopédique : ils se battent et meurent pour les civils, et leur ouvrent leurs hôpitaux.

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© Philippe de Poulpiquet – Musée de l’Armée

Philippe de Poulpiquet photographie depuis longtemps les théâtres de guerre, y compris les théâtres les plus secrets, ceux que les combattants blessés transportent avec eux, la guerre désormais incorporée à leur chair et à leur âme, au sens le plus étroit, qu’il s’agisse d’une jambe arrachée ou d’une mémoire encombrée du bruit des batailles. Dans « Mémoires de guerres », on croise blessés, infirmiers et vieillards, et au moins un cercueil.

Les vieillards sont dans leurs chambres ou au réfectoire, dans la cathédrale Saint-Louis ou dans les salles XVIIe qui, depuis 350 ans, accueillent « ceux qui ont exposé librement leur vie et prodigué leur sang pour la défense et le soutien » de la France, puisque tel était le projet de Louis XIV

Les vieillards sont dans leurs chambres ou au réfectoire, dans la cathédrale Saint-Louis ou dans les salles XVIIe qui, depuis 350 ans, accueillent « ceux qui ont exposé librement leur vie et prodigué leur sang pour la défense et le soutien » de la France, puisque tel était le projet de Louis XIV. De photo en photo on les retrouve, tel observant on ne sait quoi hors cadre, là debout dans l’ancienne apothicairerie ; ou tel autre jovial et familier dans sa chambre puis solennel – dans l’apothicairerie – veste surchargée de médailles enflée sur un chandail bleu. Peut-être l’un de ces visages est-il aussi dans ce cercueil, qu’on voit entrer et sortir de l’église aux soldats. [...]

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