Sale temps pour les célibataires. L’épidémie aura été un coup dur pour les âmes seules, les isolant dans leurs appartements avec des séries Netflix et des plats commandés. Impossible de draguer avec des fichus masques et ce protocole sanitaire. Il y avait les MST, il y a désormais le virus chinois. Restent donc les sites de « rencontres » et les échanges de photos sexys. Une bien maigre consolation pour des millions de Français contraints à l’abstinence par les vicissitudes du monde moderne. Nous sommes revenus aux temps premiers, les plus forts et les plus belles ayant les plus belles prises.
À ceci près que le plus fort n’est pas celui qui est capable d’assommer un buffle, mais celui qui aura la chance de gagner un salaire à cinq chiffres dans le tertiaire. Facile de le montrer dans un bar lounge rempli de clones des Marseillais, plus difficile sur Tinder ou AdopteUnMec. Sur ces terres dématérialisées, les sportifs sont les rois. Ils exhibent leurs abdominaux et leur mode de vie sain qui excite l’attachiante. Ils peuvent aussi échapper à la police grâce à leur vitesse de course, quand ils doivent rejoindre leurs proies à l’heure du couvre-feu.
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Tous cherchent le « grand amour », la « relation durable ». Du moins le prétendent-ils dans leurs fiches, qui ressemblent plus à des encarts publicitaires du télé-achat qu’à des annonces romantiques. Sur ces sites, hommes et femmes se vendent eux-mêmes comme des esclaves aux marchés antiques ; affichant leur taille, leur poids, l’état de leur dentition, la recommandation de leur psy, leur niveau d’études ou le patrimoine de pôpa et môman. Pour les cyniques, c’est idéal. Pour les romantiques, c’est un cauchemar.





