L’Europe doit sortir de l’ambiguïté sur la Turquie

Jérôme Rivière est député européen et président de la délégation RN du groupe Identité et Démocratie. Il estime qu’au vu de l’offensive lancée par Erdogan en Syrie, l’Union européenne devrait rompre définitivement le processus d’adhésion de la Turquie à l’Europe. Même si une trève a été négociée hier, la politique guerrière du président Erdogan prouve une fois de plus, s’il en était besoin, que la Turquie n’est pas européenne.

 

En menant une offensive au nord de la Syrie, le Président Erdogan a tué des civils innocents,  déstabilisé gravement la sécurité dans la région, et les vingt-huit pays de l’Union ont hésité plusieurs jours avant de le condamner ne prenant aucune décision ferme pour arrêter le très coûteux processus d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Si cette invasion porte atteinte à la souveraineté d’un pays, elle est lourde de conséquences humanitaires pour les populations locales. A quoi s’ajoute l’ouverture d’un flux migratoire vers les pays européens qui va permettre la fuite de terroristes islamistes reconnus comme très dangereux. La France n’a plus et depuis longtemps, la capacité d’assimiler de nouveaux migrants et l’on ne sait que trop tristement que des combattants de Deasch s’infiltrent parmi les nouveaux migrants. L’Union Européenne doit sortir de l’ambiguïté. Ses dirigeants ne peuvent se contenter de condamner la Turquie tout en laissant se poursuivre le processus d’adhésion. Il est temps qu’ils reconnaissent que La Turquie n’est pas et ne sera jamais européenne.

L’Union Européenne doit sortir de l’ambiguïté. Ses dirigeants ne peuvent se contenter de condamner la Turquie tout en laissant se poursuivre le processus d’adhésion. 

« J’appelle européenne toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise à la discipline et à l’esprit des grecs » disait Paul Valéry. Ce n’est pas le cas de la Turquie et le processus d’adhésion doit être arrêté, les chapitres fermés et les crédits stoppés. Il est trop facile de qualifier Erdogan de « dictateur » ou « d’autocrate » tout en laissant  l’adhésion de son pays à l’Union Européenne se poursuivre. Si la Turquie entre en Europe, c’est l’Europe qui deviendra turque.

 

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