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Licorice Pizza : reservoir flop

Sous prétexte de teen movie en apesanteur, Paul Thomas Anderson nous refait le coup de l’Amérique-pays de tous les possibles, sur fond de choc pétrolier. Où Licorice Pizza élève le bidon à hauteur de super-tanker.

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© Licorice Pizza
Premier mystère de 2022 : un film informe ne racontant à peu près rien fait l’unanimité de la critique enamourée : Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson. En 1973, dans la banlieue de Los Angeles, un adolescent acteur de 15 ans, en léger surpoids mais baratineur et sûr de lui, Gary (Cooper Hoffman, formidable) rencontre une fille tartouille et sans qualité de deux fois son âge, Alana (la chanteuse Alana Haim, aussi quelconque que son rôle). Le beau déclare sa flamme à la belle, et il faudra 2h13 de projets entrepreneuriaux divers menés en commun avec d’autres gamins, pour que le couple se forme sur un baiser feu d’artifices. En bref, l’Autobus à l’impériale, cette vieille série anglaise pour enfants, revu par Ayn Rand avec promesse de puberté. Partant de ce mince argument, le film est rempli à ras bord de scènes interminables n’évoluant vers rien de discernable, et coupées souvent net. Le spectateur est condamné à subir ce qui ressemble à une longue suite de digressions qui feraient l’économie de toute résolution. S’y multiplient les allusions cryptées à la sous-culture US des seventies, censée nous captiver par essence. Le Rêve américain perd sa majuscule pour se confondre avec un rêve de romance peuplé d’adultes grotesques traités comme des figures carrolliennes dans une ambiance d’entertainment bâtard. Pour compliquer les choses, le film s’inspire de personnages réels, certains conservant leur propre nom (tel le coiffeur cocaïné compagnon de Barbara Streisand ou le politicien dans le placard). Nous pourrions faire nôtre une réplique d’Alana/Alice assommée au restaurant par la logorrhée de Sean Penn/le Lièvre de Mars et Tom Waits/le Chapelier fou : «  D’accord, mais vous parlez de quoi ? ». Bonne question. [...]
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