L’immigration appauvrit les pays de départ et crée des tensions dans les pays d’accueil

© DR

Marie Durand est militante Debout La France. Après une mission humanitaire de deux mois au Liban, avec l’association SOS Chrétiens d’Orient, elle décrit dans cette tribune pourquoi selon elle, les flux migratoires massifs entre le Proche-Orient et l’Europe s’avèrent au final néfastes pour les pays de départ comme d’arrivée.

 

 

Durant mes deux mois de mission humanitaire, j’ai pu mieux comprendre la situation du Proche-Orient. A ce titre, les phénomènes migratoires internes à ces pays imposent des défis proches de ceux que nous connaissons en France et en Europe.

 

Au Liban on rencontre des familles syriennes et irakiennes ayant fui la guerre. Beyrouth n’admettant aucune restriction en matière d’immigration, ces familles tentent de s’installer et de trouver un emploi, bien souvent avec le soutien de leur communauté religieuse.

 

Leur installation crée pourtant des tensions alors que le taux de chômage au Liban se situe entre 40 et 50%. Les nouveaux arrivants se font rémunérer à moindre coût et ne paient pas les mêmes taxes que les citoyens libanais. Suite aux revendications des Libanais, le gouvernement vient de mettre en place un taux maximum d’employés syriens dans les entreprises tant la concurrence entre les immigrés et les locaux était injuste.

Aujourd’hui la population du Liban est de 6 millions d’habitants et la diaspora libanaise s’élève à 14 millions. On compte davantage de Libanais vivant hors de leur pays. Beaucoup regrettent cette fuite de talent et de main d’œuvre dans un pays où l’ambition et l’entreprenariat seraient récompensés.

Dans la Bekaa, on compte officiellement 364 000 réfugiés pour 550 000 libanais. Des réfugiés syriens ou palestiniens qui vivent dans des camps sous 40 degrés l’été et dans la neige l’hiver. Cette immigration crée aussi des problèmes de logement qui nuit aux conditions de vie.

 

Aujourd’hui la population du Liban est de 6 millions d’habitants et la diaspora libanaise s’élève à 14 millions. On compte davantage de Libanais vivant hors de leur pays. Beaucoup regrettent cette fuite de talent et de main d’œuvre dans un pays où l’ambition et l’entreprenariat seraient récompensés. On dit qu’il est possible de développer l’élevage dans les montagnes, le tourisme balnéaire… Des entreprises de nettoyage feraient fortune le long de la côte : de Sidon à Tripoli en passant par Beyrouth. L’activité économique ne demande qu’à s’intensifier. Le meilleur cadeau que l’Occident puisse faire au Proche-Orient (outre stopper les guerres qui relève de l’idylle) est le soutien financier au développement d’activités : salon de la couture pour le textile, outils industriels et agricoles…

 

Lire aussi : Tribune : Face à l’invasion de l’Europe, un Limes maritime

 

Plusieurs familles chrétiennes libanaises m’ont fait part de leur incompréhension vis-àvis de l’immigration en France. Des familles chrétiennes syriennes se voient refuser le droit d’accueil en France alors qu’elles sont réellement menacées.

Non seulement les gouvernements français sont incapables de combattre l’extrémisme mais ils mènent des guérillas scandaleuses contre notre propre culture comme on peut hélas le voir avec l’interdiction des crèches ou l’indifférence face aux actes antichrétiens en France.

Nous assistons dans notre pays de racines judéo-chrétiennes à des tensions grandissantes venant d’autres cultures : communautarisme islamique, burkini, abattage sans étourdissement… Non seulement les gouvernements français sont incapables de combattre l’extrémisme mais ils mènent des guérillas scandaleuses contre notre propre culture comme on peut hélas le voir avec l’interdiction des crèches ou l’indifférence face aux actes antichrétiens en France.

 

Un Libanais me disait : « Les immigrés chrétiens n’imposent leurs règles à quiconque. Pourquoi la France accueille ceux qui imposent leurs lois ? »

 

Marie Durand

 

Pin It on Pinterest

Share This