Comment se dépêtrer d’un mensonge lorsqu’on a abusé de la confiance de l’homme qu’on aime, profitant du fait qu’il n’ait plus toute sa tête pour inventer une pseudo-relation amoureuse ? Si Mille (Michelle Fairley) a vécu comme une aubaine la perte de mémoire de Phil (Bouli Lanners), l’employé de son père, elle se retrouve vite rattrapée par le poids de la culpabilité et de la morale. D’autant plus que, depuis ce mensonge, tout semble si simple avec Phil !
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L’acteur, également scénariste et réalisateur, crève ici l’écran par son naturel et la justesse de son rôle. Ce couple là, atypique, adolescent dans son éveil aux premiers émois amoureux, et maladroit, est particulièrement touchant. Le film évoque avec intelligence la pudeur – voire la pudibonderie – des sentiments et le carcan social et religieux qui les étouffe. L’île de Lewis, bout de terre sauvage battu par les vents, où se déroule l’intrigue, constitue un cadre idéal pour ce drame subtil.
L’ombre d’un mensonge (1h39), de Bouli Lanners, avec Michelle Fairley, Bouli Lanners, Andrew Still, en salles le 23 mars





