Denis Tillinac écrivait en 2015 que « rencontrer Louis de Bourbon, c’est comprendre en creux ce qui manque le plus à nos démocraties : un enracinement spirituel et historique ».
Je ne m’épancherai pas ici sur le principe de transmission de la couronne qui divise légitimistes et orléanistes depuis 1883 : le prince Louis de Bourbon est simplement l’aîné des capétiens et ainsi le chef de la maison de Bourbon. Titré duc d’Anjou au décès de son père en 1989, il est à la fois le cousin aîné du roi Felipe VI, du comte de Paris Jean d’Orléans, du grand-duc du Luxembourg Henri ou encore du jeune prince Jean-Christophe Napoléon. « Sa Majesté Louis XX, looké comme un trader », comme le décrit Yann Moix, dans son interview à Paris Match en 2016, se retrouve le chef d’une famille dont toutes les branches ont régné en Europe et même au-delà des mers !
« Je ne prétends pas, je suis » tenait à rappeler régulièrement son père, le duc d’Anjou et de Cadix
« Je ne prétends pas, je suis », tenait à rappeler régulièrement son père, le duc d’Anjou et de Cadix. Cette maxime est encore plus forte en 2020 : ce bon père de famille au physique de sportif incarne mille ans d’histoire et n’hésite pas à adresser son soutien aux Français comme lors de l’épidémie de la COVID-19 où il a appelé à « faire front avec courage et foi ». Il est présent partout où les autorités lui demandent de faire vivre ou de représenter la mémoire de la tradition et de la grandeur passée, comme lors de la cérémonie du bicentenaire du rétablissement de la statue d’Henri IV place du Pont-Neuf en juillet 2018 à l’invitation du maire du Ier arrondissement de Paris. Avec lui, passé et présent se tiennent par la main.
Monseigneur, comme il est d’usage de l’appeler, incarne un principe, celui de la tradition même s’il aime à rappeler qu’il faut concilier tradition et progrès. Ses prises de paroles régulières sur les réseaux sociaux et relayés par son secrétariat sont très suivies et partagées. Chaque camp mesurera l’audience de son candidat ! Au temps des start-ups, tout est question d’impact. On lit même dans Libération que « Louis est un peu plus présent que son « concurrent » sur la scène médiatique française », mais chut, n’attisons pas le débat !
Quoi de plus naturel pour le descendant de Philippe de France, petit-fils de Louis XIV, titré duc d’Anjou puis roi d’Espagne et des Indes, que d’être fier de son double héritage français et espagnol ? Louis de Bourbon appartient à la France et l’aime autant que son père l’a parcourue pendant le millénaire capétien. Présent tous les ans à la messe en mémoire de l’assassinat de Louis XVI à la Chapelle Expiatoire, il appelait en janvier dernier ses partisans à être les artisans d’un monde nouveau qui attend beaucoup de l’exemple de ce que fut la royauté française et ses réussites. Résidant au-delà des frontières, à cheval sur deux continents, il rappelait lors de ses derniers vœux aux Français qu’il a le recul nécessaire pour se pencher sur la situation de la France. Cela lui permet d’aborder l’avenir sereinement et, malgré tout, avec optimisme.
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Solidaire et empathique, Louis de Bourbon, qui a toujours travaillé, n’hésite pas à prendre la plume pour « exprimer sa profonde compassion » pour le peuple de France lors des grandes manifestations des Gilets jaunes. Dans un souci d’ordre et de justice, il reste attentionné comme son aïeul Louis IX à « ceux qui souffrent, dénués de ressources, écrasés de charges, humiliés et privés d’espérance ».
Ces dernières années, les gouvernements successifs s’appliquent à nous faire entendre que tout ce qui est techniquement possible est moralement souhaitable. Ils souhaiteraient un homme techniquement augmenté et désexualisé. Nous retrouvons là encore l’aîné des Capétiens, avec des prises de paroles fortes aux différents Congrès Mondiaux pour la Famille en Moldavie en 2018 et en Italie en 2019 ou encore présent lors de manifestations parisiennes qui montrent son engagement pour le respect de la morale naturelle. Il rappelait en janvier qu’« il faut savoir s’engager dans nos vies professionnelles et familiales. La société ne se réformera que si nous savons, les uns et les autres prendre nos responsabilités et, pour les chrétiens, être fidèles aux promesses de notre baptême ».
Il n’est pas chef des armées mais ce prince tient à rendre hommage à tous les soldats morts en opérations extérieures en qualifiant ces drames de communion entre le pays tout entier et son Armée
Il n’est pas chef des armées mais ce prince tient à rendre hommage à tous les soldats morts en opérations extérieures en qualifiant ces drames de communion entre le pays tout entier et son Armée. « Ces hommes nous rappellent à nos devoirs et au plus grand de ceux-ci, servir ». Ce descendant de Philippe Auguste, le grand vainqueur de la bataille de Bouvines, tient à défendre en chaque occasion la nation française. Il ne manque pas d’être présent tous les premiers dimanches de septembre pour honorer l’invitation du Gouverneur militaire de Paris à l’occasion de la messe anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides construit par son aïeul le Roi-Soleil. Décidément, pour un Espagnol, le voilà très concerné par les affaires de France !
Laissons à Louis XX le mot de la fin : « Je m’adresse donc aux Français à qui je dis, comme avant moi le Saint-Père : n’ayez pas peur ! Pas peur de l’avenir. Une histoire riche de traditions et de grandeur reposant sur les valeurs nées du baptême de Clovis, sont là pour aider à croire dans le destin de la France ».





