Skip to content

« Lutte contre la haine » : l’État destructeur

Au prétexte de la lutte contre la haine, l’État est utilisé pour étouffer les opinions dissidentes et imposer l'agenda diversitaire par l'arsenal juridique. Non plus seulement perçu comme étranger par les Français, l’État tend de plus en plus à en devenir l’ennemi.

Partage

© DR

C’est une stratégie habituelle, de la part de l’État, de promouvoir des « luttes » permanentes dans la société, spécialement contre des « haines ». On ne compte pas le nombre de textes législatifs et réglementaires qui utilisent ces termes. Je dis « l’État », et pas simplement des lobbies militants, parce que l’État est désormais à ce point acquis aux « combats » de ces lobbies, qu’il en constitue désormais un rouage conscient, volontaire et déterminé, mettant à leur service tous ses moyens législatifs, judiciaires et policiers. L’État leur est d’autant plus acquis qu’il se déconstruit lui-même comme entité nationale et se rend ainsi toujours davantage perméable aux idéologies mondialistes qui l’inspirent. Il produit d’ailleurs à cette fin des personnels dont les qualités ne se mesurent qu’à leur capacité à servir ces projets. Longtemps l’on a critiqué le primat de l’économie sur le politique ; mais ce débat est dépassé. La question que doivent aujourd’hui se poser les citoyens est de savoir si politique et économie peuvent plus longtemps être abandonnés entre les mains de fous.

Le choix du mot de « haine », habituellement utilisé par la rhétorique politique et législative, n’est pas dû au hasard. Le terme est volontairement choisi pour l’excès qu’il exprime. Il permet en particulier de qualifier d’emblée, sans transition, sans palier, toute opposition à ce que l’État cherche à promouvoir comme une expression maximalement odieuse et violente de comportement, appelant une réprobation sociale générale et, bien entendu, une répression sévère. Une telle opposition, en effet, ne saurait se prévaloir de la liberté d’opinion ou d’expression.

Des magistrats bienveillants s’engouffrent d’ailleurs volontiers dans cet « amalgame », en considérant par exemple, comme jadis la cour d’appel de Paris, qu’en critiquant l’homosexualité comme une « abomination », ainsi que l’avait fait Mme Boutin, on critiquait nécessairement et haineusement les personnes. Il a fallu que la Cour de cassation modère les ardeurs idéologiques de la cour de Paris en lui représentant que de tels propos ne contenaient pas, « même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles » (Crim., 9 janvier 2018, n° 16-87.540). [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest