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Macron ou « La violence contemporaine »

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[qodef_dropcaps type=”normal” color=”RED” background_color=””]L[/qodef_dropcaps]e président de la République semble rencontrer des difficultés pour nommer ce qui frappe notre civilisation : la violence islamiste. Emmanuel Macron préfère parler de « violence contemporaine ». Elle est immense, cette violence, il est vrai. Mais pourquoi ne pas nommer ce qui égorge nos enfants ? Craindrait-on de devoir alors nommer des responsables politiques qui, une fois de plus, ne seraient pas coupables ?

 

En préambule à son allocution devant l’Assemblée des Français de l’étranger, le 2 octobre, au lendemain de l’assassinat par un islamiste de deux jeunes femmes à Marseille et quelques heures après l’annonce de l’attentat (islamiste ?) au fusil d’assaut faisant près de 60 morts lors d’un concert à Las Vegas, le président de la République française a déclaré à propos de ce dernier massacre : « une pensée pour nos amis Américains qui ont eu à subir eux aussi la violence contemporaine […] ».

Il faut d’abord que je présente mes excuses pour l’exagération de mes propos. En effet, ces deux, disons, faits-divers ne sont pas des attentats ni des massacres : ils relèvent simplement de « la violence contemporaine ». Euphémisme de la part d’Emmanuel Macron, dont on nous rappelle à l’envi qu’il fut l’élève d’un philosophe, Paul Ricœur, et qu’il est donc censé connaître la signification des mots ? Des deux jeunes femmes égorgées et poignardées à Marseille, M. Macron dit qu’elles ont été « lâchement assassinées ». Oui, c’est bien le cas. Mais ajoute-t-il : « il est encore trop tôt pour qualifier avec la certitude requise ce qui s’est passé ». Attention aux mots. N’appelons pas un chat un chat, car la nuit tous les chats sont gris. Il est bien sûr trop tôt pour dire qu’il s’agit d’un islamiste, lequel ne s’en cachait manifestement pas lui-même, en plein jour… Trop tôt pour dire quelque chose que le chef de l’Etat ne dira jamais.

Les mots de la soumission ?

Car tout cela, n’est-ce pas, est une question non seulement de « violence contemporaine », mais aussi d’une « violence contemporaine » que des Américains « ont eu à subir eux aussi » et donc que nous aussi avons à subir. Etrange expression qui signifie d’une part que nous n’y pouvons rien et que nous avons à, que nous devons nous y faire, et d’autre part où le verbe « subir » nous renvoie directement à l’idée de « soumission ». Le chef de l’Etat semble avoir admirablement intégré ce qui se prépare et ce qu’a décrit Michel Houellebecq dans son roman. Soumission. La chef de notre Etat, l’homme politique le plus puissant de France, nous dit donc, avec beaucoup de « philosophie », que nous sommes en fait victimes de la « violence contemporaine » (après tout assez proche de la « violence routière ») et surtout qu’il n’y peut rien, que la France n’y peut rien, et que nous devons nous y faire. L’islamisme, c’est de la « violence contemporaine » et c’est comme ça. Euphémismes ? Stoïcisme ? Non : les mots sont choisis, le message est clair. Propagande d’Etat : « Soumettez-vous. L’islamisme n’est pas notre ennemi, mais notre allié dans la grande soumission généralisée. »

 

La « violence contemporaine » ? Le résultat d’un projet politique volontaire

La « violence contemporaine » ne serait-elle pas plutôt le résultat d’une politique amorcée depuis de longues années, celle qui s’attache à détruire notre civilisation et notre peuple pour faire advenir le « citoyen du monde » de demain, une créature antiraciste, ultratolérante et téléguidée, un zombie de la « société du spectacle » et de la « société de consommation » ? La « violence contemporaine », n’est-ce pas plutôt les délocalisations laissant des ouvriers crever sur place ? La malbouffe, les médicaments pervers et la pollution entretenus par les lobbies ? La « violence contemporaine », n’est-ce pas plutôt la chape de plomb politiquement correcte qui menace la liberté d’expression ? La judiciarisation de tout ? La « violence contemporaine » n’est-ce pas plutôt la vie à crédit et la mort sur ordonnance ? La haine du Français moyen de province ou de banlieue et le mépris présidentiel pour « ceux qui ne sont rien » ? La « violence contemporaine », n’est-ce pas surtout la violence d’Etat et celle des élites mondialisées ? N’est-ce pas la commercialisation des corps et des consciences ? Le « changement de civilisation » sans notre avis, promis par Mme Taubira ?

C’est seulement en ce sens que les attentats islamistes font partie de la « violence contemporaine » : parce qu’elle est permise par nos contemporains au pouvoir.

Le terrorisme islamiste est la face visible de l’iceberg

 Il est le sang que l’on voit, qui cache la misère et la souffrance de l’âme contemporaine. Sous la ligne de flottaison, une terreur bien plus grande encore. S’il faut combattre les uns en les appelants par leur nom, les islamistes, il faut aussi combattre les autres en les nommant : les libéraux-libertaires. Mais d’abord, peut-être, est-il nécessaire de se rappeler qui nous sommes, alors que tout est fait pour nous désunir : « Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu. » (Sun Tzu)

 

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