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Mai 68 : une révolution anti-culturelle

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Le 68 français ne fut que la queue de comète d’une révolution littéraire et artistique née bien plus avant dans la contre-culture américaine.   Comme toute révolution, Mai 68 est en retard sur son temps et sur son contexte socio-culturel : une révolution qui éclôt, c’est toujours sur un terreau déjà nécrosé : la révolution possède cet aspect morbide, presque fétichiste si l’on estime que l’Histoire produit tour à tour des faits et des mythes, sans que l’un et l’autre soient parfaitement différenciés par leurs modes d’émergence versatiles. On a tout dit sur Mai 68 : l’étrange revirement situationniste, la transformation de ses édiles en icônes glapissantes du libertarisme libéral le plus éhonté et le plus veule, l’ingénierie sociale dont on la soupçonne d’être le produit: pas besoin d’être complotiste pour savoir que toute révolution digé- rée par l’histoire n’est pas tant le fait d’un peuple que d’un système. Mai 68 a en effet occulté très vite la lutte des classes pour opposer à la soi-disant inertie du gaullisme une volonté immanente de faire table rase des colifichets de la France post-coloniale. Et pourtant, elle n’en est que la continuation la plus certaine et la plus vile, mais à travers le prisme d’un mondialisme désormais débridé et adoubé par l’Empire du Bien, l’OTAN et son califat technocratique, le complexe militaro-industriel sorti triomphant de la Seconde Guerre Civile Européenne et avide de voir le Vieux Contient définitivement enterré sous la pseudo-fronde d’une armée d’étudiants marxisés dans les grandes lignes. Toute révolution culturelle est une révolution anti-culturelle : à partir du moment où le mot culture est évoqué et souligné, on peut déjà être certain que celle-ci ne sera qu’une fragile pinata captive des soubresauts de l’Histoire des Puissances. On a décapité nos rois et tordu nos monarchies comme des serpillières afin de leur faire cracher leurs derniers relents de probité chrétienne, pour n’en conserver que (…)   A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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