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Maman, comment on fait les bébés ?

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Publié le

25 août 2021

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Au secours, mon ado grandit ! Il ou elle (restons tristement binaires) revient de l’école après une conférence du planning familial. Avortement, propagande LGBTQI +, sexualité… L’ado a plein de questions, et on ne sait trop quoi dire. On remet tout dans l’ordre avec Louise Vandoorne, psychologue spécialiste de la question adolescente.
enfant

À quel âge démarrer l’échange sur le sujet ?

Pour faire simple : on en parle quand il en parle ‘ Si on impose le sujet, ou qu’on se braque quand il l’évoque, on court à la catastrophe. Si le sujet arrive par exemple par la télé, donnez votre avis sans jugement, en laissant la discussion ouverte. Avec un peu de chance, il prendra la balle au bond.

Pas vraiment à l’aise avec le sujet ? Rien n’empêche de déléguer à un proche de confiance : parler de sexualité avec ses parents n’est jamais facile.

« Maman, je suis vraiment un garçon ? »

Si mon ado s’inquiète de son identité de genre, comment remettre les choses à plat ? La souplesse et la compréhension dont nous pouvons faire preuve ne remettent pas en cause nos valeurs. Voici ce qui se joue en ce moment auprès de nos têtes blondes au collège : un acharnement à croire en l’homme tout-puissant, au-dessus de la Nature par l’aide du « progrès scientifique » et de la médecine moderne. D’où l’importance de rappeler un fait biologique : il n’existe que deux genres à la naissance. Point. Certains s’imaginent la sexualité comme une construction sociale. En réalité, cela cache une nouvelle mode de crise adolescente qui pousse plus loin le vice. On est « pansexuel » comme on était « émo » ou « punk ». La génération précédente a abaissé l’âge de la rébellion, du premier rapport sexuel, du binge-drinking et de la consommation de drogues (là où la génération d’encore avant allait découvrir les « joies » des familles éclatées, héritées de l’« émancipation » de la religion et de la structure familiale).

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Après ces explications, vous pouvez dire à votre fils ou fille qu’ils sont bien dans leur sexe de naissance, mais qu’ils ont le droit de se poser des questions. C’est légitime : l’adolescent, comme l’enfant de 7 à 8 ans, éprouve sa bisexualité psychique – la part d’homme chez une femme et inversement – de manière intense à ces périodes. Cependant, ces mini-adultes ont un cerveau encore très malléable neurologiquement : il est très facile de les faire douter de choses pourtant immuables, surtout quand on en parle partout à la télévision et sur internet ! Vous pouvez leur expliquer que c’est un effet de mode, et que de plus en plus de personnes reviennent de leur transition. Il faut également les informer des dégâts irréversibles sur l’esprit, mais aussi sur le corps : les traitements rendent stérile ! Ils risquent de sombrer dans une dépression précoce et de martyriser leur corps avant l’âge adulte.

Rappelez-leur qu’une part d’innocence est nécessaire au bonheur, que toutes ces questions ne doivent pas prendre trop de place dans leurs esprits. Ils ont bien d’autres choses à penser et construire ! Si Adam et Eve avaient été non-genré•e•s, nous ne serions pas là ! La nature fait plutôt bien les choses depuis des milliers d’années, faisons-lui confiance.

« L’avortement, ça a l’air facile si jamais on fait une erreur ! »

On avait choisi de le laisser découvrir sa sexualité pas à pas, et l’école lui jette l’avortement dans les pattes. Comment aborder la contraception avec lui ?

La protection et la responsabilité. Voici les deux termes qui découlent obligatoirement de la sexualité, surtout pour les jeunes. Nos moyens médicaux « facilitent » les interventions, et nous rendent presque irresponsables de nos actes. Or, il est impératif de prévenir des risques inhérents à un rapport sexuel : la procréation et les maladies sexuellement transmissibles. Avant tout rapport, on évalue les risques avec l’autre, et on se protège pour ces deux raisons !

Le jeune adulte actuel est tellement pétri d’images, d’instantanéité et de superficiel qu’il ne sait plus réfléchir sur lui-même

L’avortement n’a rien d’anodin : c’est éliminer un fœtus, qu’importent sa taille et son stade de développement. À partir de 2 mois, un fœtus peut entendre ! Nous pouvons aisément imaginer que d’autres choses se passent avant ces 8 semaines de grossesse…

« Ils disent qu’on peut aimer plusieurs personne en même temps, c’est vrai ? »

Il découvre à peine qu’il peut tomber amoureux, ne sait pas encore faire le tri dans ses émotions, et on rajoute cette possibilité en plus. Ça ne risque pas de le perturber ?

Le jeune adulte actuel est tellement pétri d’images, d’instantanéité et de superficiel qu’il ne sait plus réfléchir sur lui-même. La capacité d’élaboration (le fait de construire sa personnalité par « couches » successives) disparaît : on ne sublime plus, on ne symbolise plus, on n’attend plus, on ne rêve presque plus. Tout est déjà fourni. Pourtant, ces mécanismes sont indispensables pour grandir, se comprendre et évoluer.

Je fais le lien avec le manque d’attention, de validation et d’amour. Nos ados évoluent dans un monde de like, de filtres, de commentaires. Parfois, les parents sont eux-mêmes happés par leur smartphone et leur travail. Au fil du temps, un manque se crée chez l’enfant puis l’ado. Ce manque peut facilement se combler si cette notion de polyamour arrive dans les oreilles de nos jeunes.

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Mais à quel prix ? Un esprit sain peut-il décemment être heureux dans un triangle, un carré, un octogone amoureux ? Sur le long terme ?

Il serait déjà nécessaire de bien se connaître et de savoir ce que nous voulons en matière de relation amoureuse. Un ado, ça veut à tout prix être original sans sortir du moule. On le rassure : aimer à deux, ça marche toujours !

En matière d’amour, chaque chose en son temps. Le chemin est long pour trouver l’Autre, la route est sinueuse et remplie d’étapes. Ne compliquons pas cette traversée avec des futilités idéologiques et clairement minoritaires.

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