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Marie Kawthar Daouda : la femme à la statue

Alors que les polémiques sur l'histoire affluent, en particulier dans le monde universitaire anglo-saxon, Marie Kawthar Daouda, professeur de lettres à Oxford, s'est érigée en rempart de la tradition face aux déferlantes de la cancel culture. Portrait.

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© Sonia Fitoussi pour L'Incorrect

Oxford, devant l’entrée spectaculaire du Collège Oriel sept fois centenaire. Arrive Marie Kawthar Daouda, souriante, capeline de feutre noir, élégante robe ceinturée à la taille. En traversant d’un bon pas les trois cours majestueuses, elle déroule l’histoire de cet établissement fondé en 1326. Nous voilà maintenant devant le bâtiment le plus récent érigé en 1911 grâce au legs de Cecil Rhodes.

Marie Kawthar Daouda, franco-marocaine née à rabat en 1987, enseigne langue et littérature française à Oxford. Elle est apparue dans la presse anglaise cet été à propos de ce que l’on a appelé la guerre des statues. Elle était « l’universitaire africaine opposée au mouvement décolonial ». Alors que 150 professeurs d’Oxford signaient un appel à boycotter le Collège Oriel, en protestation du refus de la direction de retirer la statue de Cecil Rhodes qui orne le bâtiment, Marie Kawthar Daouda déclarait que les insurgés feraient bien de cesser leurs caprices et de s’occuper plutôt d’enseignement. Elle a assuré au pied levé un cours de traduction en remplacement d’une consœur gréviste et exprimé ouvertement sa perplexité devant l’hystérie iconoclaste.[…]

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