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Marine Le Pen à Budapest : « C’était quasiment une visite de chef d’État »

Mardi 26 octobre, quelques semaines après Éric Zemmour, Marine Le Pen a été reçue par le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, de quoi asseoir un peu plus sa stature internationale. Notre correspondant sur place Ferenc Almássy a pu recueillir le sentiment de la candidate à l'élection présidentielle, qui se félicite d'avoir été reçue comme un chef d’État. Entretien.

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© Ferenc Almássy

Par le passé, vous aviez déjà rencontré d’autres dirigeants, tels Michel Aoun au Liban et surtout Vladimir Poutine en Russie. Vous venez maintenant en Hongrie : pourquoi rencontrer Viktor Orbán est-il important pour une candidate à la présidence française ?

J’ai rencontré la semaine dernière les Premiers ministres polonais et slovène, ce dernier étant le président en exercice du Conseil de l’Union européenne. Je rencontre cette semaine Viktor Orbán, parce que les Hongrois sont des résistants, en pointe du combat contre le totalitarisme : ils jouent incontestablement un rôle de brise-glace face aux avancées de la Commission, qui cherche à empiéter sur la liberté des peuples, sur la souveraineté des nations, sur la primauté des constitutions nationales.

J’aimerais que la France soit en première ligne pour défendre la liberté des peuples, mais je trouve en l’occurrence que la Pologne et la Hongrie, compte tenu de leur histoire, ont tout à fait leur place à la tête de ce combat pour la liberté. Il est très important de les voir, de se rapprocher et d’opérer des actions communes. Nous avons signé un texte commun au mois de juillet avec seize partis, dont la Lega, Fratelli d’Italia, Vox, le Fidesz… Et on continue d’avancer, comme l’a dit Viktor Orbán lors de notre conférence de presse. Notre objectif est de former un grand groupe au sein du Parlement européen, qui serait un outil extrêmement puissant pour faire face à la Commission.

Lire aussi : La Hongrie d’Orban : un exemple à suivre en matière de politique familiale ?

Depuis plusieurs mois, on entend parler de cette possible alliance. Certes, il y a eu cette déclaration commune au début de l’été, mais toujours pas l’ombre d’un groupe. Quels sont les obstacles ?

Les obstacles sont de diverses natures. Parfois, il y a de petites délégations qui ont peur de rentrer dans un groupe aux côtés de grandes délégations, comme celle de la France de l’Italie et de la Pologne, craignant de ne pas être écoutées. Ce en quoi elles ont tort parce que nous avons un fonctionnement de groupe éminemment respectueux de tous : nous considérons que chaque groupe est le représentant d’une nation et non pas le représentant de quelques députés ou d’un pourcentage électoral. [...]

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