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Marrakech : le peuple est indisponible

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® Nicolas Pinet pour L'Incorrect
Cela fait déjà bien longtemps que l’on sait que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est qu’une pétition de principe. Mais, avec le très récent pacte de l’ONU « pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », ce que l’analyse démontrait est devenu une flagrante évidence. Dans l’ordre interne, la quasi-totalité de la classe politique (imbue de la prétention d’incarner la volonté de la nation dans le cadre de la démocratie représentative) affiche un parfait mépris de la souveraineté populaire exprimée par le référendum et le contrôle des élus (liés à leurs électeurs par un mandat impératif permettant à ces derniers de destituer les premiers en cas de viol de leurs engagements). Elle refuse avec obstination le référendum d’initiative populaire permettant aux citoyens de s’autosaisir d’une question et de la trancher. En matière internationale, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est pas ordonné, contrairement à ce qui pourrait être cru, à la préservation des corps sociaux enracinés car il s’inscrit dans la vision contractualiste de la société. Ce pouvoir ne concerne pas les nations historiques mais est instrumentalisé au bénéfice de la construction de collectivités en dehors et même à l’encontre de tout héritage. Le droit des nationalités ne vise pas la défense des identités traditionnelles, il manifeste la faculté de nier le passé au nom du volontarisme : il est donc un moyen de faire et de défaire les États comme les vainqueurs de la Première Guerre mondiale l’ont fait en bouleversant la carte européenne. Cela contribue à expliquer pourquoi, plus récemment, la communauté internationale dans sa globalité s’est empressée de reconnaître l’indépendance du Kosovo mais a refusé le rattachement de la Crimée à la Russie. Droit fondamental à la migration Dernièrement, le pacte de Marrakech (signé en catimini par la France le 10 décembre) illustre clairement la négation du droit d’un peuple à (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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