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Maxime Blasco, mort pour la France

Ce mercredi, un hommage national va être rendu au caporal-chef Maxime Blasco, décédé au Mali suite à un accrochage avec « un groupe armé terroriste ». Retour sur la vie d’un engagé.

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© Compte Twitter du chef d'état major de l'armée de Terre

Engagé dans l’opération Barkhane avec le 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, le militaire de 34 ans est tombé vendredi 24 septembre au cours d’une « mission de reconnaissance et de harcèlement » dans la région de Gossi, aux alentours de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Il accompagnait un groupe commando au sol dans la traque d’une escouade terroriste, et a été touché par un tireur embusqué au cours de cette mission.

Bien qu’il y ait toujours pensé, Maxime Blasco ne se destinait pas à une carrière militaire. Alors qu’il exerçait la profession de pâtissier, il s’engage en 2012 après avoir visité un forum des armées avec sa compagne. Il commence sa carrière en tant que chasseur alpin. Démontrant de grandes qualités de combattant, il intègre la formation de tireur d’élite qu’il valide et qui lui permet d’intégrer le groupement de commandos de montagne (GCM). Avec son régiment, il sert en Centrafrique, au Mali et au Sahel. Il a été décoré à plusieurs reprises pour des actes de bravoure exceptionnels.

« Il est mort comme il aurait toujours voulu que ça arrive, les armes à la main » (Alexandra, veuve du caporal-chef Blasco)

Le sens de la bravoure

Maxime Blasco était connu pour ses états de service exceptionnels. En 2017, il se distingue en tant que « tireur d’élite durant l’assaut d’une cache terroriste puis de l’infiltration d’une base de fabrication d’IED » d’après les mots de Florence Parly, qui a honoré dès vendredi la mémoire du soldat tué au champ d’honneur. « En tête du dispositif d’assaut, il se trouve face à quatre ennemis qu’il fait prisonniers. Il contribue plus tard à la saisie d’un dépôt important d’armes et d’explosifs où, après une infiltration en zone hostile, il participe à l’immobilisation des sentinelles ennemies » précise le ministère des Armées.

En juin dernier, il avait reçu la médaille militaire « pour la valeur exceptionnelle de ses services » : deux ans plus tôt, et alors qu’il était grièvement blessé aux vertèbres, il avait sauvé deux de ses frères d’armes d’un hélicoptère écrasé au cours d’une altercation avec des djihadistes, lors de l’opération Aconit dans le Sahara. Il est aussi cité quatre fois à l’ordre de la Croix de la Valeur militaire, trois fois avec étoile de bronze et une de vermeil.

Un hommage national lui sera ce mercredi aux Invalides, et jeudi à Varces où est localisé son régiment. L’armée s’est dit reconnaissante des années de service du caporal-chef : « C’était quelqu’un qui avait un parcours opérationnel exceptionnel » a déclaré le colonel Pascal Ianni, porte-parole des armées.

Lire aussi : « Il sera très long de démonter l’opération Barkhane »

Les quelques mots de sa compagne, au micro de LCI, témoignent de cet engagement total pour la France : « Il est mort comme il aurait toujours voulu que ça arrive, au combat, armes à la main. » Elle a indiqué sa volonté d’être mariée à titre posthume au militaire : « J’ai demandé à être mariée à titre posthume à Maxime car c’était un désir qu’on avait. Je le fais pour honorer sa mémoire et porter son nom sera une fierté. C’est symbolique pour moi ».

Depuis le début des opérations Serval et Barkhane en Afrique subsaharienne, 52 soldats français sont tombés. Les actions antidjihadistes françaises, menées en coopération avec certains pays environnants, diminuent progressivement depuis la décision d’Emmanuel Macron de réorganiser le dispositif militaire français au Sahel. Ce nouveau drame montre encore une fois les risques des interventions françaises en Afrique et repose la question de leur intérêt.

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