Mediapart tient son nouveau Adolphe Willette

©DR

La haine antisémite qui frappe Eric Zemmour a encore franchi un cap après la convention de la droite, organisée entre autres par le magazine L’incorrect.

 

 

Mediapart, par l’intermédiaire de Christian Creseveur, dessinateur expérimenté du journal en ligne, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller ce 1er octobre. Nez et doigts crochus, lèvres lippues, dos courbé, yeux énormes qui manipulent les foules: tous les canons de l’antisémitisme sont là. Le compte facebook de Mediapart a publié pendant une douzaine d’heure le portrait d’Eric Zemmour avant de disparaître, probablement censuré par le réseau social américain. Le dessin est quant à lui toujours en ligne sur le site de Mediapart.

 

 

« Le nazisme est parfois intolérant…Tandis que l’islam veut nous exterminer lui » fait dire à son personnage le dessinateur, lequel n’a sans doute jamais entendu parler de l’école Ozar hatorah de Toulouse ou de l’hypercasher de Vincennes. Le dessinateur sait-il que les juifs de France font quotidiennement l’objet d’insultes dans les rues de France, y compris par les lecteurs de son journal. Le nom de Halimi lui dit-il quelque chose?

 

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C’est une caricature qui, pour le coup, rappelle « les heures les plus sombres de notre histoire ». L’expression, trop galvaudée, a tendance à banaliser le rôle du journaliste communiste Jacques Doriot et du député socialiste Marcel Déat dans l’antisémitisme des années 30 et la collaboration.

 

Certes les islamo-gauchistes qui rôdent depuis longtemps autour de Mediapart sont habitués à de telles outrances mais la haine qui frappe en France Eric Zemmour a encore franchi un cap.
On sait que le journaliste du Figaro est menacé de mort. Depuis longtemps, il ne peut plus se déplacer sans escorte. Il est caricaturé comme un juif manipulateur, un kapo des nazis, ce qui fait de lui une cible de choix.

 

La référence glauque et évidente du dessin à la Shoah donne le vertige quant au parcours d’Edwy Plenel. Car l’ancien directeur de la rédaction du Monde, aujourd’hui à la tête de Mediapart, donne lui même le bâton pour se faire battre.

Mais dans ce cas, Christian Creseveur ne serait-il pas notre nouveau Adolphe Willette, dessinateur communard qui bascule dans l’antisémitisme avec l’affaire Boulanger et l’affaire Dreyfus? Le dessinateur qui a illustré La France juive de Drumont dans le Courrier français s’est aussi fait connaître dans le journal antidreyfusard L’assiette au beurre. La boucle est bouclée. Pour défendre l’islam, l’antisémitisme de gauche a fait son triste retour.

Il a réagit à « la convention de la droite » en ressortant un de ses vieux papiers, où il dénonçait à juste titre la résurgence de l’antisémitisme de l’extrême droite française. C’était le 19 octobre 1983. Dans un curieux retournement de situation, le soutien de Benoît Hamon dénonce aujourd’hui l’intervention à « la convention de la droite » d’un éditorialiste du Figaro d’origine juive.

 

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Pour Edwy Plenel, les islamistes sont les nouveaux Dreyfus, les nouveaux persécutés. Et en quelque sorte, les victimes d’hier sont devenus les bourreaux d’aujourd’hui. Gérard Noiriel ne dit-il pas que Zemmour est notre Drumont dans son dernier livre, Le venin dans la plume? Mais dans ce cas, Christian Creseveur ne serait-il pas notre nouveau Adolphe Willette, dessinateur communard qui bascule dans l’antisémitisme avec l’affaire Boulanger et l’affaire Dreyfus? Le dessinateur qui a illustré La France juive de Drumont dans le Courrier français s’est aussi fait connaître dans le journal antidreyfusard L’assiette au beurre. La boucle est bouclée. Pour défendre l’islam, l’antisémitisme de gauche a fait son triste retour.

 

Michel Chevillé

 

Reporter

mcheville@lincorrect.org

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