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Meghan Markle, l’exemple à ne pas suivre

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Publié le

4 janvier 2021

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Au-delà de ses fautes de goûts, c’est surtout son manque de tact et ses incohérences affichées avec dédain qui font d’elle une anti-princesse; incorrecte au mauvais sens du terme.

Dieu merci, la mentalité des boomers vit ses derniers jours. Cette mentalité faussement bienveillante de pieds sur la table, de tutoiement intempestif et de cravate mal ajustée exprès a fait son temps. Au lieu d’avoir la décence de crever en silence avec toutes les modes idiotes qui ne survivent pas à la génération qui les a vues naître, elle produit des rejetons venus des enfers du mauvais goût pour nous inciter à l’achever le plus promptement possible. Nos voisins d’outre-Manche subissent les outrages d’une de ces créatures abyssales dans ce qui fut autrefois le parangon du chic à l’anglaise : Buckingham Palace.

Sans gêne

La maison royale des Windsor ne sait plus quoi faire pour nettoyer la honte tartinée par couches entières sur la façade du palais. Meghan Markle, la roturière divorcée ayant acheté son pass VIP grâce à une promotion canapé expéditive, n’y va pas avec le dos de la truelle. Dans la vie comme avec sa trousse makeup.

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Dès le début, ça part mal. Non pas parce qu’il s’agit d’une roturière. Kate Middleton a reçu un accueil enthousiaste en sachant conquérir le cœur de ses futurs sujets. Mais là où la douce Kate s’est pliée à l’exigeante étiquette de la famille, Meghan importe, toute honte bue, les frasques hollywoodiennes dans le Saint des Saints.

Sans goût

C’est l’époque qui veut cela, dira-t-on. Et on se trompera. Cas d’école avec les photos de fiançailles des belles-sœurs : là où Kate porte une soie crème délicate aux broderies sobres, Meghan arbore une robe noire valant 63 000 euros, bardée de plumetis et de strass. On chercherait presque le piercing pour faire bonne mesure. Les entorses au bon goût ne faisaient que commencer. Erreurs de protocoles, vêtements mal coupés… Le Royaume-Uni grince des dents en jaugeant la dégaine approximative de celle qui a le budget d’un petit État pour se saper, et qui pourtant donne l’impression d’être conseillée par une desperate housewife du New Jersey.

Sans pudeur

Peut-être la nouvelle duchesse de Sussex croyait-elle changer les mœurs de la famille royale. Après tout, elle vivait dans la patrie des Beatles, du punk et de la Jelly menthe, tout semblait donc possible. Mais l’heure n’est plus au choquant à tout prix, et Lady Di a déjà endossé le rôle. D’ailleurs, on s’attendrait à ce que sa branche de la famille fasse preuve d’un peu de retenue après tout le chambardement de la princesse perdue. Mais au diable la retenue, qui serait pourtant appropriée pour la femme d’un obscur sixième en lice pour le trône britannique. Plus encore que l’absence de savoir-vivre, c’est affichage hypocrite qui nuit à l’image de Son Altesse. L’excuse de vulgarité ne fonctionne plus.

En revanche, prendre son jet privé pour aller faire son baby shower à New-York le temps d’un week-end ne tue aucun bébé panda.

Sans parole

Vulgarité et un brin d’hypocrisie : Meghan Markle parle d’écologie à longueur de déclaration publique, ainsi que de la planète qui mourra sûrement demain si on n’arrête pas de manger du saucisson. En revanche, prendre son jet privé pour aller faire son baby shower à New-York le temps d’un week-end ne tue aucun bébé panda. Les subtilités de l’écologie, il faut croire. Son Altesse a même tellement dépensé en frivolités que la Reine a dépêché un conseiller financier pour resserrer les cordons de la bourse à sa belle petite-fille.

Sans famille

À tel point qu’elle a fui le terrain, laissant le pays qui l’a rejetée pour un autre moins regardant sur le comportement. Meghan traîne son otage mari de l’autre côté du Grand Lac. Elle n’en est pas à sa première famille brisée : ses relations catastrophiques avec son père font les beaux jours de la presse à scandale. L’attachement de son nom à la couronne britannique lui interdit les prises de position dont se gargarisent les autres stars du cinéma. Interdiction qu’elle viole allègrement: elle plonge les diplomates de l’ancienne colonie dans l’embarras en prenant parti pour Biden lors de l’élection présidentielle américaine. Le trône n’est pas seul à s’exaspérer de ces mauvaises manières. Les sujets de Sa Majesté sont aussi gênés aux entournures par les excès de leur nouvelle princesse, décidément bien peu à la hauteur du rôle que son mariage lui a dévolu. Le public sait faire la différence entre une série B où l’héroïne amusante mais gaffeuse se marie avec un Prince, et la vraie vie où ces manquements à l’étiquette font lever les yeux au ciel. Comme pour demander un peu de décence à ceux qui nous regardent de si haut, disons depuis leurs jets privés.

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