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Michael Lonsdale : la fin d’un géant

Lui qui aimait les silences et n’hésitait pas à prier, même sur scène, s’est tu pour toujours ce lundi. Il avait 89 ans. Il laisse derrière lui cent-quarante films et autant de pièces de théâtre. Une carrière de géant pour un artiste singulier habité par la foi.

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© DR

Il était parmi nous depuis plus d’un demi-siècle, discret, malgré son corps vouté et imposant, l’œil toujours vif et sa voix si particulière était souple comme une danseuse du Bolchoï. On le retrouvait sur scène, à l’écran, dans une église ou dans un livre audio, aussi fascinant qu’insaisissable, sautant d’un costume à l’autre, avec l’humilité et le génie des grands.

Michael Edward Lonsdale-Crouch est né le 24 mai 1931 dans le 16ème arrondissement de Paris. Enfant illégitime d’une mère française et d’un officier de l’armée britannique, ses parents durent s’exiler à Jersey puis à Londres avant d’atterrir au Maroc. En 1940, son père est accusé de traitrise et emprisonné par les autorités vichystes. Il ne sera libéré que deux ans plus tard lors du débarquement des alliés en Afrique du Nord. C’est à Casablanca que le jeune Michael découvre le cinéma lors des séances projetés pour les militaires américains. Il fait connaissance avec John Ford et Howard Hawks et commence à se dessiner une passion qui ne le quittera plus jamais « Chaque fois que j'allais au cinéma, pour moi c'était un événement. C'étaient des grandes émotions », expliqua t’il.

Blin, Arland et Dieu

Il revient en France seul avec sa mère en 1946 et rencontre Roger Blin à Cannes qui lui fait découvrir le théâtre. « C'était un maître à penser pour moi, une référence absolue », dira-t-il plus tard. En 1949, il s’installe à Paris dans l’appartement du grand-père maternel, face aux Invalides, qu’il ne quittera plus. Michael Lonsdale s’initie à la littérature, dévorant Guitry, Marc Twain et Flaubert, encouragé par son oncle écrivain, Marcel Arland, lauréat du Goncourt en 1929. [...]

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