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Némésis : Femmes des années 2020

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Publié le

15 décembre 2020

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Elles se sont ouvertes de leurs convictions avec circonspection. Deux d’entre elles sont mêmes contraintes de cacher leur visage pour des raisons de sécurité.
Némésis

Ces (parfois très) jeunes femmes ont été plusieurs fois agressées à dix contre une. Notamment par des antifas « féministes » à une manifestation contre les violences faites aux femmes. Un comble ! C’était le 8 mars dernier : armés de battes, les ordures de gauche les ont frappées, poursuivies et forcées à se réfugier longuement dans un bar. Qu’importe : elles sont bien décidées à ne plus se taire ni devant leurs agresseurs, ni devant celles qui ont choisi d’être tacitement complices de leurs bourreaux. Objectif : faire éclater la vérité et libérer la parole des victimes.

Alice a 23 ans. Elle vit dans le centre de Paris, et étudie les ressources humaines. Sa voix s’étrangle parfois lorsqu’elle parle de la rue. Elle a grandi « dans une ville de province bobo plutôt sympa » et vu son quotidien virer progressivement à l’enfer tandis qu’elle devenait une femme, et que concomitamment sa ville paisible se remplissait d’hommes extra-européens. Jeanne a 20 ans, étudie la communication, vit encore chez ses parents, et vient elle aussi d’une ville de province. Julia a 27 ans et est assistante dentaire ; elle a d’ailleurs été menacée de licenciement lorsque son engagement fut mis à jour. Mais puisqu’on vous dit que les progressistes sont féministes ! Éléna a 24 ans, vit à Paris, et travaille dans une galerie d’art ; Mathilda, elle, a 23 ans.

Elles sont bien décidées à ne plus se taire ni devant leurs agresseurs, ni devant celles qui ont choisi d’être tacitement complices de leurs bourreaux

Toutes racontent les mêmes expériences traumatisantes : les agressions, le harcèlement de rue, les crachats, les insultes, commises par des agresseurs plus Nike Requin que Stan Smith, plus survet! Bayern Munich que pantalon chino. Et ce dans l’indifférence la plus totale. Alice raconte : « Nous étions un groupe d’amies parisiennes et nous parlions souvent du féminisme, qui ne nous représentait pas du tout. En partageant nos expériences, nous avons réalisé que nous n’étions certainement pas les seules à vivre cela, et qu’il fallait agir face à ce qui empoisonne le quotidien des femmes. Le déclic a été le viol d’une jeune étudiante nantaise dans son propre jardin, par un migrant en août 2019, et le silence radio des féministes. Personne n’en a parlé. Nous n’avions déjà pas une image très positive des féministes ; cette fois c’était fini ».

Les jeunes filles nous livrent leur conception de la féminité ; un équilibre entre sensualité, élégance, valorisation de la beauté, et sensibilité. Quelles figures les inspirent ? Sainte Jeanne d’Arc, « une femme guerrière qui a bouté l’ennemi hors  de France. Aujourd’hui l’ennemi est différent mais le combat identique » ; Boadicée, Olympe de Gouge, ou encore Christine de Pisan. C’est dans cet esprit que Némésis, « déesse de la vengeance et du juste châtiment », a été préférée à Vénus comme emblème. Elles citent également sainte Geneviève qui a protégé Paris des Huns. Éléna ajoute Brigitte Bardot, un sourire aux lèvres. Les filles rient mais acquiescent. Ces demoiselles sont d’ailleurs apprêtées : un premier acte de résistance passive contre les injonctions des patriarcats extra-européens, « qui au mieux cachent les femmes derrière un voile, au pire les excisent ».

Elles regrettent que la féminité soit décrite comme une soumission, et qu’il faudrait pour se libérer de leur joug ressembler aux hommes. Autre côté de la tenaille, « l’africanisation des sociétés européennes » et par conséquent des critères de beauté : « Aujourd’hui si une femme n’a pas une forte poitrine et un certain fessier elle est dépréciée. Nous voulons défendre la beauté propre de la femme européenne : ni masculinisation, ni africanisation des corps ».

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Par cohérence, elles dénoncent la pornographie : « Dans les rapports intimes, une consommation accrue peut entraîner de la violence dans les relations sexuelles. » Elles alertent sur le discours qui incite les jeunes filles à vivre bestialement leur sexualité, au prétexte de se libérer du patriarcat. « Dévastateur, ça conduit des jeunes filles à dissocier leur corps de leur psychisme, ce qui les brise. Statistiquement, les femmes ont plus de mal à avoir des relations intimes sans sentiments. Ce que peut apporter la femme est justement d’embellir la chose aux yeux de l’homme avec cette sensibilité. Nier cela, c’est détruire la beauté des rapports intimes ». Quid des messieurs ? « Qu’ils arrêtent d’avoir honte d’eux-mêmes, qu’ils soient des hommes et des Français fiers. On n’en peut plus de se retrouver entre des hommes immigrés à la virilité ultra-violente, et des hommes-soja à chemisette rose et pantalons à ourlet ».

Fonder Némésis les a fait grandir : « Némésis nous a rendues meilleures dans nos relations avec les autres femmes. Il y a chez les filles une rivalité, un peu peste, qui commence dès la cour de l’école. On a tendance à se juger. Ce manque de solidarité entre femmes est encore assez présent, je trouve, quel que soit le milieu. Némésis a changé notre regard entre femmes, on ne se regarde plus du tout de la même façon. Ça a créé une vraie sororité ». Le lendemain de l’entretien, elles sont allées dans les rues de Paris aider les femmes sdf.

Jeanne Leclerc et Louis Lecomte

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