Skip to content

Où sont les intellectuels de droite ?

Pas de revues, pas de débats d’idées, pas d’idées tout court. Les partis de droite ont mis le cerveau en mode pause, et, au grand bal des politiques, les intellectuels de droite font banquette. Pourquoi cette spectaculaire prise de distance ? Où se retrouvent-ils ? Et où donc pourraient-ils aller ?

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© L'Incorrect

Contrairement à ce qui existe dans d’autres pays (comme les États-Unis, l’Italie, l’Espagne, la Pologne ou l’Allemagne), contrairement aussi à ce qui fut le cas en France à d’autres époques (on songe à la IIIe République, mais aussi à la brillante cohorte (en tête de laquelle Raymond Aron et Jules Monnerot) réunie au sein de Liberté de l’esprit, la revue du RPF du général de Gaulle), les « intellectuels de droite », les producteurs d’idées et de textes appartenant à cette sensibilité, semblent avoir déserté les partis politiques dits « de droite », Les Républicains ou le Rassemblement national, et jusqu’aux abords de ces derniers. Pourquoi ne sont-ils plus dans les partis ?

Sans doute parce que, depuis maintenant une soixantaine d’années, depuis les débuts de la Ve République, ce qu’il est convenu d’appeler « la droite » a très largement abandonné le combat intellectuel, fascinée sinon  tétanisée par la prétendue légitimité de la gauche en la matière : c’est au point que l’appellation « intellectuel de droite » est longtemps apparue comme une sorte d’oxymore, l’intellectuel étant par définition et en quelque sorte naturellement de gauche, car comment penser à droite ?

Il n’est de bon intello que de gauche

Cette situation se traduit par le manque d’intérêt des partis de droite à l’égard des intellectuels et des questions théoriques, quand bien même prétendent-ils parfois avoir en leur sein un « groupe de réflexion » ou un « centre d’études ». À ce sujet, on peut évoquer une anecdote révélatrice, celle de la présentation publique, en février 2012, du tout premier numéro de la revue théorique de l’UMP, Le Mouvement des idées. Ce soir-là, devant les hautes autorités du parti, devant la presse et en présence des auteurs y ayant contribué, Jean-François Copé, alors secrétaire général de l’UMP, ne parvint malheureusement plus à se souvenir... du titre de la revue ! Ce qui, et c’est peut-être le plus significatif, ne gêna ni ne surprit manifestement personne. Toutes ces choses sont au fond si secondaires... [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest