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Oxygène : notre critique

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Publié le

25 juin 2021

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Alexandre Aja, réalisateur de Haute tension (2003) et de Crawl (2019), sort un nouveau filme de science fiction avec Mélanie Laurent et Matthieu Amalric. Une leçon de confinement.
Sans titre

Mine de rien, Alexandre Aja trace depuis ses débuts retentissants avec Haute Tension un beau sillage d’artisan soigneux. Avec Oxygène, réalisé pour Netflix, il montre à nouveau ses talents de raconteur d’histoire et sa passion pour le film de genre, ici à la croisée des chemins entre huis-clos technologique et science-fiction paranoïaque. Une belle idée de départ : coincer Mélanie Laurent dans un caisson cryogénique pendant 1 heure 40. Amnésique, elle tâchera de retrouver la mémoire et surtout de survivre – l’oxygène est compté dans ce sarcophage parlant qui emprunte la voix délicieusement ampoulée de Matthieu Amalric.

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Si le scénario est largement prévisible, le film ménage ses effets et la mise en scène parvient à susciter la claustrophobie et la stupeur grâce à des choix intelligents en matière d’organisation de l’espace et de direction artistique. Mélanie Laurent est plutôt sobre, pour une fois, et le film peut se voir comme une déclaration d’amour à ces personnages féminins déterminés coûte que coûte à survivre – ces « last action women » si chères à James Cameron. Une réussite. 

Oxygène d’Alexandre Aja, avec Mélanie Laurent et Matthieu Amalric, sur Netflix (1h30)

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